Dernière mise à jour le 30 mars 2025
Ancien avocat, toujours hanté par son passé au Palais de justice de Tours, Jean-Michel Sieklucki publie Le Petit garçon du palais un nouveau roman où il rencontre ses souvenirs et… un fantôme.
C’est sans doute l’un des retraités les plus prolifiques de la région et d’ailleurs. Jean-Michel Sieklucki, avocat bien connu des prétoires tourangeaux, a troqué depuis quelques années le bâton (il fut bâtonnier en 1983 et 1984) contre le stylo. Pas seulement : il a fait renaître la colonie de Mettray, de sinistre et injustifiée mémoire, en l’ouvrant à moultes animations culturelles, entre expositions et conférences, comme nous en avons déjà parlé ici et là.

Mais c’est à l’auteur que nous nous intéressons aujourd’hui. Un auteur prolifique, oui, dont la production frôle la trentaine d’ouvrages, et qui puise dans ses anciens dossiers la substantifique moelle de ses écrits. Mais, rendons-lui justice, c’est bien le moins, Jean-Michel Sieklucki ne se contente pas de fouiner dans ses plus belles plaidoiries. Il tire de ses souvenirs et de son expérience des réflexions sur la justice et la nature humaine qui vont au-delà du simple fait-divers.
Exemple avec deux titres parmi d’autres : Les Criminels vont-ils tous en enfer ? et Les Avocats vont-ils tous au paradis ?, où il rencontre ceux que le public voit comme des monstres – on parle des criminels – et qui se révèlent presque ordinaires devant la volonté absolue de l’avocat de « débusquer l’erreur partout où elle se trouve. Ignorer les hommes d’a priori et de certitudes. Douter de tout jusqu’à la conviction. » Deux titres qui se répondent, ce qui démontre, sinon un grand sens de la dérision, au moins une volonté indéniable d’autocritique objective…
Philibert et le fantôme
La dernière production de Jean-Michel Sieklucki pousse la curiosité dans les recoins du Palais de justice, de Tours, évidemment. À la suite du fils du concierge, Philibert, Le Petit garçon du palais, l’auteur permet de découvrir la face cachée du train-train de la justice. Train-train fantôme, comme on va le comprendre.

Pour le décor, Jean-Michel Sieklucki n’a pas eu à chercher loin. Le vénérable édifice, évocation kitch de l’architecture gréco-romaine version XIXe siècle, avec ses colonnes géantes, ses vieilles portes de bois qui grincent et ses longs couloirs est parfait pour une histoire (un conte ?) qui frôle le fantastique. Gaston Leroux avait trouvé un fantôme à l’Opéra de Paris, Jean-Michel Sieklucki balade « un esprit qui voyage » aux marches du Palais tourangeau : « Je le retrouve comme je l’ai quitté deux jours auparavant au palais. Un sourire pâle et une voix douce. Il n’a pas pris une ride en six ans. C’est sans doute normal pour un fantôme. »
Pour ceux qui sont pressés de connaître le fin mot autant que le mot fin de l’histoire, il suffira d’aller à la rencontre de l’auteur lors des deux séances de dédicaces (voir plus loin) qu’il a programmées en avril. Pour les autres, ils pourront toujours aller à la FNAC ou dans une des librairies traditionnelles qu’ils ont la bonne idée de fréquenter.
Dédicace du livre par l’auteur les mardi 1er et jeudi 3 avril 2025, de 9 heures à 18 heures à la bibliothèque de l’Ordre des Avocats, Palais de Justice de Tours (petite porte à l’angle de la rue Nationale et de la place Jean Jaurès)…
…et samedi 5 avril, de 14h30 à 17h30, au Cultura de Chambray-lès-Tours (face à Conforama).
Tous les livres de Jean-Michel Sieklucki sont ICI (1)

