Un concours de belles américaines ? On peut apporter son polish. (Photo DR)
Né du côté de Bléré, honorable descendant de son papa tourangeau récemment disparu, l’American Touraine Festival 2026, deuxième du nom, fera le grand écart entre Azay-sur-Cher et Véretz.
Ce sera les 9 et 10 mai 2026 et l’inflation ne le touchera pas puisque l’accès sera toujours gratuit. Yeeehaaa !
Ce n’est pas parce qu’un consternant bonhomme orange joue les Docteurs Folamour version guerre froide de l’autre côté de l’Atlantique qu’il faut snober l’Amérique. D’abord parce que, là-bas, tout le monde n’embarque pas dans le même porte-avions que lui, ensuite parce qu’on a le droit de se rallier à la bannière étoilée sans pour autant coiffer une casquette rouge ridicule.
Ceci pour dire qu’aller faire un tour du côté de Véretz et d’Azay-sur-Cher (Indre & Loire) au mois de mai 2026 coûtera peut-être un plein d’essence d’émir (cela dit, on peut prendre la même diligence à plusieurs), ce qui est toujours moins cher qu’un billet Paris-Texas, surtout avec un cheval en soute, mais sera l’occasion de voir du pays sans quitter le méridien de Greenwich.

Parce que, après être venu au monde à Bléré il y a deux ans (voir notre article de l’époque ici), L’American Touraine Festival, digne fiston de feu son dad, l’American Tours Festival, allé rejoindre Sitting Bull et Buffalo Bill dans les vertes vallées, part en 2026 à la conquête de l’Ouest, au moins celui de la région.
Pour 2026, le festival posera une botte à Véretz (ou flottera l’esprit latino et western), l’autre plantant son éperon à Azay-sur-Cher (rock’n roll et « motors »), ce qui fait, grosso modo, un grand écart de quatre kilomètres, soit approximativement 2,48548477 miles, pour les puristes.
Bêtes à concours
Les deux cities se partageront donc les festivités et les activités. On trouvera le programme en détail ici. Selon la tradition, les indiens côtoieront les pin-ups, la country croisera le rhythm’n blues, les trucks feront des clins de phares aux bagnoles ultra-chromées et aux bécanes, type Easy Rider, échappées de la Route 66…

On ne se contentera pas de regarder, on pourra aussi participer. Les courageux auront droit à un tour de rodéo (sur taureau mécanique, soyons raisonnables) ou à une vadrouille plus tranquille à cheval quand ceux et celles qui ont le rythme dans la peau mettront leurs mollets à l’épreuve de la danse latino ou du rock, selon les goûts.
Pas besoin d’être bricoleur pour s’essayer au lancer de hache (écartez les enfants), ni Curnonsky pour apprécier les ribs grillées d’un chuck wagon ou assimilé, alias food truck comme chacun sait.
Participation aussi à travers une foultitude de concours. On pourra juger les chromes des voitures et des motos (oui, les Harley seront sûrement majoritaires, mais on ne refuse pas les Indian pour autant, demandez à l’organisateur en chef, il fait cohabiter les deux marques dans son garage…) et aussi les miss en costumes. Même si les bikers occuperont largement le terrain, pas de concours du tee-shirt mouillé annoncé. Ouf, les enfants pourront venir.

Rock around the clock
Côté ambiance, la musique sera largement au rendez-vous des tympans. On jouera rock around the clock sur les scènes et les pontons. Programme tellement chargé qu’il va falloir faire son choix dans la liste officielle.
Des exemples ? Barrence Whitfield fait immanquablement penser aux Blues Brothers. Un blues-rock bien carré, sans fioritures mais diablement efficace. Quant aux Spunyboys (du nom du bassiste, Rémy Spuny), ce n’est pas par hasard s’ils ont ont la banane, celle d’Elvis, arborée sans complexe par le Spuny précité. Pas de complexe non plus côté musique, notamment grâce à un guitariste flamboyant. Ou encore (la liste est longue, on l’a dit), CC Jerome and the Savoys, qui quittent parfois le rock pur et – très – dur pour un blues bien moelleux. Sacré cocktail.

Des bagnoles, des camions, des cow-boys, des indiens, du rock et du blues, avec au détour d’une piste un chamane sorti de son teepee et des acrobates en bmx, il y aura de quoi se dépayser au printemps prochain sur le bord du Cher. Le costume adapté est plus que toléré, au choix entre GI, Pocahontas, Geronimo, Lucky Luke ou Calamity Jane. Si votre garde-robe est trop pauvre, il sera toujours possible de la remplir sur place.
Il ne reste plus qu’à apporter son chewing-gum.
Les 9 et 10 mai 2026, à Véretz et Azay-sur-Cher (Indre & Loire). Entrée gratuite (parking et cours de danse payants réservables en ligne).
Pour en savoir plus, c’est LÀ (1)

