Viva il cinema  ! 2021
D’un écran, l’autre…

Dernière mise à jour le 17 mars 2021

Touché, dès l’an dernier, mais pas coulé, le festival italien de Tours Viva il cinema ! continue à braver le Covid en 2021. Passant du grand écran au petit (celui des ordinateurs), il propose des retrouvailles numériques autour de trois films transalpins. On peut déjà s’inscrire.

Ce n’est pas le Covid qui va faire peur à Viva il cinema !

La première offensive de la bête avait sérieusement ébranlé le festival, comme toutes les manifestations culturelles d’alors. Viva il cinema !, le festival du film italien de Tours, avait dû faire avec le Covid, ce qui signifiait, en ce triste printemps 2020, l’absence des réalisateurs, coincés dans leur botte. Mais les séances avaient eu lieu, le public était venu (6 000 personnes, tout de même !), et, sauf erreur, il n’y a pas eu de cluster à signaler, ce qui devrait faire réfléchir la Signora Ministro Bachelot. Mais ceci est une autre histoire.

Un an plus tard, les aléas sanitaires ayant évolué dans le mauvais sens, il n’était plus question de se retrouver en se tenant les bras de fauteuils. La version classique passait à la trappe, au profit d’un projet estival dont la forme devrait s’adapter au contexte.

Las ! le contexte en question étant toujours en attente de seringues, il n’est plus question, désormais, de revenir à la convivialité chaleureuse des nostalgiques de Cinecittà. Comme ne disent plus les amateurs de salade, le festival était bon comme la romaine, au moins dans son acception figurée.

Les réalisateurs au rendez-vous

Il en fallait plus pour décourager les organisateurs et la cohorte de bénévoles qui font vivre Viva il cinema ! : « Cette pandémie est un défi que nous devons relever en nous réinventant. La 8e édition de Viva il cinema ! aura bien lieu mais sous une forme différente » confirme Louis D’Orazio, directeur artistique. Andiamo ! La solution, c’est dans l’air du temps, ne pouvait être que numérique, garantie absolue d’une distanciation sociale prophylactique, au moins pour ceux qui ne sont pas plâtrés dans la fracture numérique.

3 Mio fratello 1300×982Une manière de conjurer le sort, extraite de Mon frère chasse les dinosaures. (Photo Viva il cinema)

On retrouvera donc une affiche – réduite mais de qualité – aux dates habituelles sur le Web, en partenariat avec l’Institut culturel italien de Paris. Trois films au programme qu’il sera possible de regarder après inscription (gratuite), comme pour entrer dans une salle. D’ailleurs, la « jauge » est limitée à cinq-cents personnes, la programmation ne dure qu’une journée et si les pop-corns ne sont pas prévus, il est conseillé de se faire livrer une pizza pour créer l’ambiance.

Le cheminement vers le visionnage est aussi simple qu’une balade dans les catacombes romaines mais une vidéo (que vous trouverez ici) vous apprendra à trouver votre place. Si vous voulez regarder les films sur votre télé non numérique (ou, mieux, votre vidéoprojecteur), il est temps de vous offrir un Chromecast, publicité gratuite mais conseil avisé.

Enfin, un festival ne serait pas ce qu’il doit être sans rencontres avec les réalisateurs. Viva il cinema ! respecte la tradition. Chaque film sera suivi d’une intervention des metteurs en scène. Pas possible, cependant, de poser des questions. Vous pourrez finir votre quatre saisons sans parler la bouche pleine.

Le programme, jour par jour

Mercredi 10 mars 2021 à partir de 19 heures :

2 Mio fratello 1300×982

MIO FRATELLO RINCORRE I DINOSAURI (MON FRÈRE CHASSE LES DINOSAURES) de Stefano Cipani

La naissance d’un petit frère remplit Jack de bonheur. Lorsque ses parents l’avertissent que Gio est « spécial, » Jack l’imagine en super héros. En fait, il est trisomique. À l’adolescence, il supporte mal les réactions imprévisibles de son jeune frère. Il choisit de cacher la réalité à son entourage. Jusqu’au jour où il réalise tout l’amour et l’énergie débordante que transmet ce petit frère pas comme tout le monde.

Une histoire délicate et tendre, adaptée du roman éponyme et autobiographique de Giacomo Mazzariol.

Bande annonce (sous-titres en anglais) 

Vendredi 12 mars 2021 à partir de 19 heures :

NOTARANGELO LADRO DI ANIME

NOTARANGELO LADRO DI ANIME (NOTARANGELO VOLEUR D’ÂMES) de David Grieco

Pendant un demi-siècle, Domenico Notarangelo (1930-2016) photographie la région de Matera : les hommes dans les champs, les fêtes populaires, les masures – les fameux sassi -, les enfants dans les rues. Parmi ses portraits particulièrement expressifs, celui de Pasolini lors du tournage de L’Evangile selon Saint Matthieu.

David Grieco signe un hommage vibrant à celui qui a été surnommé le Cartier-Bresson de la Basilicate.

Un moment de chaleur humaine où l’on ressent l’amour de Notarangelo pour sa terre et les hommes qui l’occupent.

Bande annonce 

Samedi 13 mars 2021 à partir de 19 heures :

COSA SARÀ

COSA SARÀ (CE QUI SERA) de Francesco Bruni

Réalisateur malchanceux, Bruno Salvati mène une vie peu satisfaisante. Séparé de sa femme Anna, il continue de lui rendre visite pour voir leurs deux enfants. Lors d’un passage à l’hôpital, Bruno découvre qu’il est atteint d’une leucémie. Cette maladie l’amène à renouer avec son père qui lui révèle un secret familial. Il décide alors de partir en voyage…

Un film autobiographique, ironique et plein d’espoir, tourné entre Rome et Livourne, la ville de son enfance.

Bande annonce (sous-titres en anglais), où l’on voit que l’on peut traiter un sujet sérieux avec de l’humour. Italien, quoi… 

Pour savoir comment réserver et regarder les films, le tuto est ICI

Et pour trouver le site du festival, c’est LÀ

Attention : début mars, deux des trois projections affichaient déjà « complet »… Peut-être le festival pourra-t-il proposer d’autres séances ? On vous tient au courant…