Hadadi Kaddour à Vaugarni
Un Saltimbank indigné

On l’appelle HK, il fait partie du Ministère des Affaires Populaires (MAP), l’un de ses premiers groupes, et des Saltimbanks, le dernier. Citoyen du Monde (titre de son premier album), Hadadi Kaddour a le verbe contestataire et l’humeur batailleuse.

Hadadi Kaddour (Photo DR)
Hadadi Kaddour, un Saltimbank indigné et polyvalent (photo DR)

Pas étonnant de le retrouver battre le pavé au côté de Jean-Luc Mélenchon. Normal aussi que sa chanson On ne lâche rien (composée parce qu’un certain Sarkozy l’énervait…) ait une petite odeur de lacrymo… Mais il est aussi capable de chanter Brel, de rendre hommage à sa région de naissance, le Nord (il est né à Roubaix), ou aux victimes des attentats (Ce soir nous irons au bal).

Hadadi Kaddour a commencé en faisant des claquettes pour faire marrer les clients de son père sur les marchés. Après la découverte du hip-hop, il s’engage, c’est le mot, dans un répertoire – musicalement – plus classique en 2005. Le hip-hop se marie avec le violon et l’accordéon, ce qui conduit le groupe vers le Printemps de Bourges dont il est la révélation en 2006.

Toujours évolutif, Hadadi Kaddour intègre bientôt ce qu’il est convenu d’appeler des « musiques du monde » (reggae, notamment) avec un travail en demi-solo auquel il associe les musiciens de ce qui est devenu Les Saltimbanks. C’est là qu’apparaîtra On ne lâche rien, titre passé d’abord par les écrans dans La vie d’Adèle.

Hessel, Apollinaire et Piaf

En 2012, Les Temps Modernes incluent un titre en hommage à Stéphane Hessel, Indignez-vous. Viendront plus tard Les Rallumeurs d’étoiles, référence à Apollinaire, puis L’Empire de papier, le dernier en date. Mais il est aussi attaché à la chanson française la plus traditionnelle. En 2013, son album Les Déserteurs comporte, en version « châabi » (genre musical populaire algérien) des titres comme Padam Padam (que chanta Édith Piaf), Toulouse (Nougaro), Les P’tits papiers (Régine), Vesoul, Le Plat Pays (Brel), L’Affiche rouge, Sous le ciel de Paris ou La Chanson des vieux amants (Piaf, encore, Montand, Gréco… et Placido Domingo).

Parallèlement, HK a signé quelques bouquins, une autobiographie, J’écris donc j’existe, et Néapolis

Hadadi Kaddour sera le 28 avril à la Grange-théâtre de Vaugarni dans le cadre des Cinq scènes en campagne. Les propriétaires du lieu l’annoncent ainsi : « HK surfe sur la vague contestataire avec une énergie tenace et un verbe acéré sur des rythmes bien balancés. Il est défenseur des grandes causes, citoyen du monde et altermondialiste. Ce tendre humaniste, veut rassembler pour la joie du partage, et le plaisir de danser et de vivre ensemble. »

Et ils ajoutent deux autres bonnes raisons de venir au concert : « Ambiance garantie, bonne humeur aussi ! »

Dimanche 28 avril 2119 à 16h30 à la Grange-théâtre de Vaugarni (Pont-de-Ruan)

Réservations : 02 47 73 24 74