Le Phœnix Soprano
renaît à Tours en avril

Sa dernière tournée, Everest a battu tous les records, à Tours comme ailleurs. Retour de Soprano avec le Phœnix Tour, qui sera au Grand Hall en avril 2019. Attention, Soprano vend ses places à une vitesse supersonique !

Dans la galaxie rap, où les étoiles ont tendance à être filantes et nébuleuses, Soprano s’inscrit sur une orbite à part. La qualité de ses textes, le refus d’une posture agressive et revancharde, bref, l’approche véritablement artistique de son travail intriguent. Et, ce qui est rassurant, c’est que le Marseillais attire autant les foules que certains provocateurs aux objectifs plus commerciaux que philosophiques.

Le Plan B du mauvais joueur

Le fils d’immigrés comoriens a beau être fan de l’OM, il n’a jamais brillé sur un terrain. « Il me fallait un plan B » dit-il. Ce sera le rap. Pas n’importe lequel. Les larmes de son père quand il entend son premier titre, Le Son des bandits, violent et agressif, lui font comprendre le mal que peuvent faire des textes artificiellement provocateurs.

À l’époque, il fait partie du groupe hip-hop Psy 4 de la rime et fait comme tout le monde, dans le genre « provoc’ et rien à perdre » (Extrait : « En tout cas j’ai plus rien à perdre alors cessez d’crier : « Sopra putain, fait pas l’con », j’en ai rien à foutre ». Le Son des bandits, c’est aussi « Nous fais pas chier type, enlève-nous le son, t’auras un braqueur d’plus dans ta boutique ».

Malgré une écriture déjà au-dessus de la norme, on n’est pas dans l’originalité sur le fond. Mais comme cela ne lui ressemble pas, Soprano va vite trouver son style, nourri de sincérité. « Je suis musulman pour aimer, pas pour armer » chante-t-il, affirmation qui sonne tout particulièrement en ce moment.

Des enfants comme tout le monde

Le combat de Soprano (son nom vient de sa voix, assez haute) est simple et continu : « Montrer aux jeunes que, même si on vient de la banlieue, qu’on est noir, musulman et qu’on porte sa casquette à l’envers, tous les clichés en somme, on peut réussir et faire quelque chose de bien » dit-il au Figaro à la sortie du livre qu’il a écrit sur sa vie. Il est l’un d’eux : « Ces jeunes-là sont perdus, mais au début, ils étaient des enfants comme tout le monde » dit-il encore. Il chante : « Aujourd’hui, ils nous parlent d’identité nationale, d’Europe, etc. pendant que la jeunesse ne sait plus où elle va. »

Un appel, parfois un appel au secours, dans lequel la joie de vivre doit en permanence combattre la mélancolie : « Quand je vois les divisions, les amalgames (sur les musulmans), les otages… Je me dis que ce monde est fou. […] Je sonne l’alarme, mais j’essaie de le faire avec une musique positive. On en a besoin, pour se lever le matin... » (Ouest-France).

La course aux places est ouverte

Soprano continue de s’occuper de ses enfants à l’ombre de la Bonne Mère, en père de famille inquiet et attentif (« Ma famille, ma famille, ma famille, tout roule pour moi car ce sont mes moteurs »), il continue à prêcher la compréhension. À chaque concert il rappelle que sa «liberté s’arrête là où commence celle des autres».

Après avoir fait les meilleures ventes de l’année 2017 avec Everest, Soprano chatouille de nouveau le succès avec Phœnix. Avec, encore une fois, un message optimiste : « Dans la vie, on n’a pas de seconde chance : on a des milliards de chances. Tant que tu as envie, tu as des opportunités. Dans le morceau « Prélude du phœnix », je dis : « A chaque lever du soleil, nous sommes des phœnix ». On renaît de nos cendres. Je vais développer ce thème-là » (Pure Charts). Le premier single est titré À la vie, à l’amour.

Avec Everest, 700 000 spectateurs l’avaient retrouvé dans sa tournée. Pour Phœnix, des milliers de places ont été vendues le jour de l’ouverture. Conclusion : si vous aimez Soprano, il est urgent de vous réveiller…

Vendredi 12 Avril 2019 au Parc Expo Tours

Réserver à Tours avec Entrée du Public et FNAC Spectacles

…et partout en France, LÀ

Pour l’écouter à la maison, CLIQUEZ