Il fut une fois…
Les Parisiennes

Dernière mise à jour le 29 avril 2019

Dans la rubrique « nostalgie, nous voilà », la réincarnation des Parisiennes est un cas d’école. L’original se tortillait en noir et blanc sur les écrans des années dites « yéyés ». C’était autour de 1960. Que ceux qui y étaient lèvent le doigt…

Il va falloir jouer du déambulateur pour que les survivants des fans du groupe originel gagnent leur place dans la salle du Vinci. Car c’est en 1964 que Les Parisiennes ont connu leur heure de gloire avec l’inénarrable Il fait trop beau pour travailler, au début des années « yéyés », lorsque Sheila serinait depuis un an que L’École est finie.

Entre le Pop Club et la 4L Renault

Soyons honnêtes, la chanson était amusante et avait sa place dans les « surboums » pré-pubères. Les plus attentifs rendront surtout hommage aux Parisiennes pour avoir chanté le générique d’une émission mythique, le Pop Club de José Arthur. Reprenons tous en chœur : « 24 heures sur 24, la vie serait bien dure, s’il n’y avait pas le Pop Club, avec José Arthuuuur. » Il va sans dire que, pour les générations de 2018, papa devait l’écouter sur un poste à galène…

Surfant sur ce succès ( ?) Les Parisiennes devaient aussi enregistrer la réclame (vocabulaire d’époque) de France Inter et devenir les égéries de Renault qui lançait sa 4L « parisienne ». On se croirait au Tours Vintage Festival. On peut aussi citer L’argent ne fait pas le bonheur, qui n’occupe trop de pages dans les encyclopédies du genre. De là à dire que le groupe a marqué son époque et qu’il méritait une réincarnation (signée Laurent Ruquier), c’est une autre histoire.

La musique de Claude Bolling

Bref, recouchons papy et revenons au présent. Drôle d’idée de ressortir des limbes le quatuor. Sans doute Laurent Ruquier écoutait-il le Pop Club sous son édredon (non, pas avec un poste à galène, c’était la grande envolée du « transistor » !) après avoir englouti Salut les Copains : « Je n’avais même pas 10 ans quand à la fin des années 1960 et au début des années 1970, je courais devant mon téléviseur pour regarder quatre jeunes femmes danser et chanter des airs joyeux et entraînants » dit-il (Le Parisien).

Il a donc réuni quatre chanteuses qui vont reprendre le répertoire (sic) des ancêtres. En y glissant Arielle Dombasle, il s’offre une touche d’authenticité puisqu’elle est la seule à avoir pu entendre Il fait trop chaud pour travailler lors de sa sortie. À ses côtés on trouve Mareva Galanter (ex Miss France), Inna Modja (lancée avec l’aide amicale de Salif Keita, son voisin de Bamako) et Helena Noguerra (l’ex-mannequin navigue entre chanson et cinéma).

Sur scène, on pourra sans doute retrouver les couleurs flashies d’époque dans une mise en scène de style « revue », avec sketches et danse. Et un orchestre qui devrait swinguer assez pour faire frémir l’assistance. Tout de même, les musiques sont signées Claude Bolling, un monsieur qui sait ce que jazz veut dire.

Samedi 20 Octobre 2018 à 20h30 au Vinci

Réservations