Calogero au Grand Hall
Liberté un jour, liberté toujours

Dernière mise à jour le 29 avril 2019

Dans Liberté, je chante ton nom (hommage au poème de Paul Éluard), Calogero continue d’affirmer ses convictions avec une force généreuse. Il l’exprimera le 16 novembre au Parc des Expositions.

Il passe du smoking au blouson de rocker, de l’orchestre symphonique au « unplugged ». Il est capable d’élever sa voix dans les aigus ou de l’affirmer, plus grave. Il navigue entre la ballade délicate et la chanson engagée. Étonnant personnage que Calogero, pas toujours facile à suivre dans sa recherche de nouveaux sons ou de nouveaux horizons.

En 2015, Calogero était au Grand hall du Parc des Expositions. Quelques semaines après Pascal Obispo. L’ordre sera inversé cette année puisque Calogero montera sur scène en novembre 2018 et Obispo en mars 2019.

L’occasion de se rappeler que le premier a beaucoup pris au second dans ses débuts en solo. Après la disparition des Charts où jouait aussi son frère, Gioacchino, c’est sur son troisième album, sorti en 2004, que Calogero s’exprime vraiment, avec une franchise qui devient sa marque de fabrique. Les feux d’artifice, en était l’aboutissement. Calogero y affirmait ses convictions, défendait les faibles, avouait ses déchirures, mettait le doigt dans la plaie. La voix, plutôt.

Le mitron de Barbara

Il est étonnant de constater que le lien Obispo/Calogero se maintient, sans doute par hasard. Les deux ont choisi la liberté comme thème de leur dernier album. Obispo avec Chante, la rue, chante et Calogero avec Liberté chérie, je chante ton nom.

Avec Liberté chérie, enregistré dans le mythiques studio d’Abbey Road à Londres, Calogero chante toujours pour affirmer ses convictions mais s’offre une parenthèse plus dansante : « J’avais envie de chansons plus rythmées, plus joyeuses, plus lumineuses. Mais ce sont celles qui sont les plus difficiles à faire » dit-il. Sa compagne Marie-Bastide a signé les paroles de Liberté chérie comme elle l’avait fait à quatre reprises pour Feux d’artifice.

Fils d’immigrés siciliens, Calogero aurait pu être plombier. La compréhension de sa famille, un peu de chance et beaucoup de talent l’ont conduit sur scène. Dans la salle où les Charts se produisaient, une longue dame brune l’a remarqué. Elle est devenue son soutien et, aujourd’hui, sa référence. Elle s’appelait Barbara. Calogero veut recréer dans ses chansons la ligne claire des textes de celle qui, dit-il, l’a repéré «  comme un grand pâtissier repère un apprenti ». Il le chante : « on n’est riche que de ses amis ». Même s’ils nous ont quittés.

Vendredi 16 novembre 2018 au Grand Hall du Parc Expo

Réservations avec Entrée du Public et TicketMaster