L’Art au quotidien
Le grand capharnaüm de l’imaginaire

Photos Berti Hanna – Tours événements
C’est la démonstration en vraie grandeur de la formule « tous les goûts sont dans la nature » ou, si l’on est un peu plus ironique, « on ne discute pas les goûts et les couleurs ». Cela s’appelle L’Art au quotidien, ça a vingt-et-un ans, et ça remplit les allées du Vinci tous les ans.

Là, on n’est plus dans l’inventaire à la Prévert mais carrément dans le grand capharnaüm (définition du Larousse : lieu plein d’objets entassés sans ordre). Un bric-à-brac phénoménal on l’on croise tout ce que la création dite artistique peut imaginer, du plus réussi au plus… discutable.

Les organisateurs de l’Art au quotidien n’apprécieraient pas que l’on évoque un lieu où les objets sont « entassés sans ordre ». D’accord, c’est réglé comme toujours au Vinci (pardon : au Centre des congrès de Tours…), les étages ont leur dominante (mode, artistes, rénovateurs, créateurs…) et les allées sont alignées et numérotées impeccablement.

Tant mieux, car il faut être sérieusement orienté pour s’y retrouver dans ces cent-cinquante étals où l’on déniche aussi bien le bijou baba que le salon éclairé par des objets de récup’, le stylo taillé dans le bois où la peinture de type calendrier des Postes de la grande époque. Une sorte de souk sans le marchandage mais avec une insondable capacité à imaginer.

Un artistes aux solides fondations

Le salon a eu vingt ans l’an passé. Depuis plusieurs années, il trouve son meilleur dans les « invités d’honneur », des artistes de haut niveau comme Béatrice Arthus-Bertrand, Alban Lanore ou Michel Audiard. Pour la prochaine édition, l’Art au quotidien, vingt-et-un ans obligent sans doute, veut se tourner vers « les jeunes créateurs ».

Place aux jeunes, donc, avec en invité d’honneur 2018 Cédric Marcillac, un Tourangeau passé de la haute couture à la peinture. Dans sa première époque, il a été conseillé par Karl Lagerfeld et formé par Jean-Paul Gaultier. Dans la seconde, il se laisse aller (il a eu sa période « scarabées et fourmis », sa période « Mickey vu du train », et « squelettes »).

Aujourd’hui, son travail intègre des éléments surprenants, comme le ciment. Pour l’Art au quotidien, le Fondettois annonce « des créations uniques et inédites, grandioses, en utilisant des matériaux qu’il n’a encore jamais eu l’occasion de travailler. » C’est sa période maçonnerie ?

Du vendredi 9 au dimanche 11 novembre 2018 au Centre des congrès Vinci

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