Vanessa Paradis au Vinci de Tours
Histoire d’eaux de Jouvence

Dernière mise à jour le 28 juin 2019

Son dernier album s’appelle Les Sources et commence par le bruit de l’eau qui court. Vanessa Paradis viendra compter ses histoires d’eaux au Vinci en mai 2019 au cours d’une courte tournée française.

Vanessa Paradis et son mari, Samuel Benchetrit, auteur de la moitié de l’album « Les Sources ». (Photo DR)

Allez, hop, cette fois on emmène les enfants. Pas d’inquiétude, la petite Paradis ne va pas se dévergonder avec des gens comme ce monsieur Gainsbourg, qui lui faisait chanter en 1990 des choses bien équivoques. Il y avait même un clip sur la chanson Tandem où un jeune homme musclé se tortillait autour d’une barre de pole-dance. Madame Paradis avait l’air d’aimer. On était bien loin de Joe le Taxi. Il y avait aussi une dame qui jouait de la guitare les seins nus. Non, ce n’était pas elle. Comment vouliez-vous qu’on emmène les enfants ?

Une demoiselle sur une balançoire

Cette fois, on est tranquilles. Vanessa a pris un bain de Jouvence dans les sources. Du pur, de l’écolo, du qui sent bon, du joli. Rien à craindre pour les gosses. Et le clip aussi, on peut le regarder. Il rappelle celui qu’elle a tourné pour Coco Chanel. Vous savez, quand elle est dans une cage et qu’elle sifflote. Là, elle a retrouvé sa balançoire, sans la cage. C’est très joli. Et c’est très sage.

D’ailleurs, elle a demandé à son nouveau mari, Samuel Benchetrit (qui lui a fait tourner un drôle de film, tout de même, Chien), d’écrire les paroles de presque tout l’album (la moitié, en fait). Une habitude : la dernière fois, c’est Benjamin Biolay qui avait écrit l’album (Love Songs). Le boy-friend du moment.

Samuel Benchetrit, lui, jusqu’à présent, il était acteur et réalisateur de cinéma. Il écrivait aussi des scénarios. Comme il est amoureux, il a écrit des poèmes pour elle (à dire vrai, il avait déjà écrit pour Alain Bashung et de Raphael). Et comme elle est amoureuse, elle les a trouvé jolis. Normal.

Retour vers le futur

Il faudra écouter toutes les chansons, enregistrées à Los Angeles, pour savoir si elle a raison. Ces mots simples, le « single « , comme on dit, ne garantit rien. Si on était méchants – mais avec Vanessa, on ne peut pas – on dirait même que c’est un peu gnangnan : « J’ai quelques mots à te dire, des mots simples à te dire, on les entend souvent, dans les films, chez les gens…  » Reste la voix, toujours fragile, toujours prête à se casser, la voix de la petite fille d’avant. Les fidèles s’y retrouveront. C’est retour vers le futur, en taxi.

En choisissant d’appeler son dernier album Les Sources, Vanessa Paradis joue double jeu. D’abord, elle rend hommage à son père, disparu durant l’été 2017, qui vivait dans une propriété qui portait ce nom. Ensuite, elle a écouté son mari : « C’est une idée de Samuel, car on parle que de ça ici : l’amour, l’essentiel, le présent, le passé, l’avenir, la nature. Les sources, c’est là d’où on vient, ou vers quoi on revient. Ce sont aussi les sources d’inspiration, de vie. La source, c’est une eau très pure qui naît dans des rivières ou des lacs…  » (L’Officiel). La mode est à l’écologie, même dans les chansons… D’ailleurs, le disque commence par des bruits de sources, comme un réveille-matin.

Donc Vanessa retrouve ses sources et ses admirateurs aussi. Et si les textes n’ont pas convaincu tout le monde, reste l’artiste : « …c’est sa voix, très en avant, qui tient le tout, insufflant aux textes un supplément de sensualité. » (Télérama).

Ah zut, on peut quand même emmener les enfants ?

Vendredi 24 mai 2019 à 20 heures au Palais des congrès Vinci

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