Les Étoiles du Cirque de Pékin
Le Roi des Singes, ce mal élevé

Une histoire millénaire, des artistes réputés, une mise en scène colorée, le Roi des Singes, interprété par les Étoiles du Cirque de Pékin, est un spectacle circo-théâtral multiforme. Comme son héros.

À quoi tient la gloire… Parce qu’un de ses personnages (un roi pas vraiment sympa) ressemblait trop à Mao, le Roi des Singes en dessin animé a été interdit de projection au pays du petit livre rouge pendant la révolution culturelle. Dommage, c’était un joli film et une bien belle histoire. Une histoire connue bien avant la Longue marche, n’en déplaise aux gardes rouges.

Sun Wukong (son nom en chinois) fait partie de la culture populaire. Il a donc quelques siècles (il est né en 646) et n’en finit pas d’exister, ce qui est logique puisque la légende le dit immortel. On lui consacre même aujourd’hui des jeux vidéo (Enslaved, Odyssey to the West)…

Son histoire est bien compliquée, surtout pour un esprit occidental. Né d’un coup de foudre tombé sur un rocher qui lui fait pondre — au rocher, pas au singe — un œuf de pierre (en Chine, les singes doivent naître dans des œufs, faut croire), Sun Wukong va chercher la sagesse et, par voie de conséquence, l’immortalité. Mais en prenant des chemins de traverse.

Un roi pique-assiette

Devenu une sorte de Supersinge (Superman n’existait pas encore), il va vivre un joli paquet d’aventure, zigouillant ici ou là un monstre, piquant leurs objets fétiches à des rois qui le méritent ou se goinfrant au buffet d’un mariage auquel il n’était pas invité. À ses débuts, le futur Roi des Singes était un malappris. C’est Bouddha qui le remettra dans le droit chemin, dans des conditions assez folkloriques, l’animal ayant définitivement un caractère de cochon, ce qui n’est pas son moindre paradoxe.

En gros, l’histoire du Roi des Singes est une aventure à multiples rebondissements, dans laquelle les auteurs et les metteurs en scène peuvent dénicher à loisir ce qui leur convient. Les circassiens aussi, on s’en doute, l’acrobatie étant, comme chacun sait, une des qualités primaires du primate.Que les Étoiles du Cirque de Pékin, sollicités par le Cirque Phénix et son monsieur Loyal, Alain M. Pacherie, se lancent dans l’aventure n’est donc pas illogique.

Avec Le Roi des Singes par les Étoiles du Cirque de Pékin, on assistera donc à un vrai spectacle de cirque mais « scénarisé » puisque chaque numéro sera intégré dans l’histoire. Une méthode déjà appliquée par Alain M. Pacherie avec Cirkafrika et Circacuba, également présentés à Tours il y a quelques années.

Une recette qui satisfera autant les amateurs de cirque que les amoureux de comédies musicales. Et les nostalgiques de Tarzan, évidemment.

Dimanche 27 janvier 2019 à 14 heures et 17 heures au Palais des Congrès Vinci de Tours

Réserver en Touraine avec Entrée du Public 

Réserver partout en France avec Entrée du Public