Les Chœurs de l’armée rouge à Tours
Ah ! que j’aime les militaires !

Offensive russe (pacifique) sur le Vinci de Tours le 17 avril 2019. Les Chœurs de l’armée rouge seront en concert et auront aussi quelques danseurs et danseuses dans leur besace. Si vous connaissez Kalinka par cœur (sic), vodka n’est pas désespéré !

Les Chœurs de l'Armee Rouge a Tours
Les Chœurs de l’Armée Rouge en concert, ce sont aussi des danseurs et des danseuses. Ils seront à Tours au Centre de congrès Vinci le 17 avril.

Si c’est une copine à vous, il va falloir sérieusement cramponner la duchesse le 17 avril pour peu qu’elle passe à portée du Palais des congrès Vinci de Tours. Pour ceux qui ne connaîtraient pas leur Offenbach sur le bout de l’oreille, petit rappel des passions de Mme de Gerolstein, duchesse de son état, tels qu’elle les proclame dans l’opérette qui porte son nom :

Ah ! que j’aime les militaires,
Leur uniforme coquet,
Leur moustache et leur plumet !
Ah! que j’aime les militaires !
Leur air vainqueur, leurs manières,
En eux, tout me plait !

Le moral des troupes

Et ce jour-là, il va y en avoir du beau militaire. Pas beaucoup de plumets, plutôt du képi, mais de l’uniforme coquet, oui. Des dizaines, en fait, qui auraient pu être des centaines s’il avait été possible de loger tout le monde. Lorsque les Chœurs de l’armée rouge sont en tournée, ils sortent une version allégée de la troupe qui, au complet, affiche 400 gosiers.

En-dehors de leur base, selon les cas, ils sont 130 ou 60, sinon (ce sont eux qui le disent) « la logistique tourne au cauchemar : organiser les transports, réserver les chambres d’hôtels, distribuer les loges, éviter de froisser les susceptibilités et maintenir l’harmonie du groupe est un vrai casse-tête ». Il y aurait des fortes têtes dans le chœur ? On ne sait pas combien ils seront à Tours (on parle de cent-vingt chanteurs). Vous n’aurez qu’à compter et nous le dire.

Les Chœurs de l’armée rouge (même si l’armée n’est plus rouge depuis Gorbatchev), c’est du mythe et du vrai (ils ont même leur métro à Moscou !). Sérieux, d’abord. L’ensemble – une grosse douzaine de chanteurs à l’époque – a été créé pour remonter le moral des troupes qui en bavaient au front. C’était en 1928, la révolution de 1917 était encore toute fraîche et il y avait une certaine logique à célébrer en musique « les lendemains qui chantent ». L’idée était bonne. On chantait, on devait avoir la larme à l’œil, on écoutait l’accordéon et les balalaïkas comme au pays et Kalinka devenait quasiment un hymne national. D’ailleurs, c’est au chef du groupe, Alexandre Alexandrov, que l’on allait commander le véritable hymne de l’URSS.

La conquête de l’Ouest

Les Chœurs de l'Armee Rouge a Tours
Les Chœurs de l’Armée Rouge en pleine envolée lyrique. (Photo DR)

Les guerres « chaudes » plus ou moins terminées, les Chœurs de l’armée encore rouge ont continué, passant le rideau de fer et présentant Kalinka au monde entier, notamment à l’exposition universelle de Paris.

Mais la guerre revient et le chœur retourne au front. Unité d’élite, il dépose les armes pour sortir les instruments après les offensives. Guerre froide, ensuite. Instrument de propagande au-delà des frontières, la troupe est conquérante. Elle n’a jamais battu en retraite depuis, même si le rouge n’est plus de mise que sur l’affiche.

On peut donc s’attendre à ce que la salle du Vinci fasse le plein. Surtout que le spectacle a évolué. Il était sûrement lassant de voir une troupe au garde-à-vous pendant deux heures avec la rigueur d’un défilé poutinien sur la Place Rouge. Les producteurs ont donc ajouté des danseurs (et danseuses, le chœur n’étant pas vraiment un exemple de féminisme). Une nouvelle offensive… De charme, cette fois.

Mercredi 17 avril 2019

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