Le cirque Medrano
La tradition avant tout

Il a pris la place habituelle des cirques en Touraine. C’est près du Parc expo, sur le terrain de la Fête Foraine, que le Cirque Medrano a planté ses piquets.

Puisque Medrano défend la tradition, les éléphants seront au programme. (Photo DR Cirque Medrano)

Outre-Atlantique, c’était Barnum. En France, il y avait Bouglione, Grüss, Amar et puis Pinder et Medrano. Des noms mythiques de l’histoire du cirque. Des noms dont beaucoup se sont éteints. Pinder est le dernier « grand » en date à avoir plié la tente. D’autres résistent, des petits (La Famille Morallès, les Romanès…). Et Medrano. Un cirque traditionnel, qui refuse le politiquement correct qui veut que les animaux désertent la piste. Éternel débat entre les circassiens qui affirment que les animaux sont leurs amis et qu’ils les traitent avec douceur, et les autres, qui pensent que la place de l’animal n’est pas au milieu d’un cercle de lumière mais dans la nature.

Nous ne trancherons pas le débat ici. S’il est certain que le dressage d’autrefois était proche de la torture, faisons crédit aux dompteurs d’aujourd’hui et acceptons leur version.

Des éléphants et un dragon

C’est ainsi que se présente Medrano. Le cirque, né en 1897, respecte la tradition. Il y a donc des clowns, des acrobates et… des animaux. Tigres blancs, éléphants, lamas, dromadaires, ou zèbres pour l’exotisme, mais aussi des ânes, pourquoi pas ?

Les lions, ce sont ceux de Frédéric Edelstein. Un nom bien connu dans le milieu puisque la famille Edelstein a dirigé le Crique Pinder, après que Jean Richard l’ait quitté. Un symbole, alors que Medrano commence sa tournée en Touraine, comme Pinder l’a fait depuis des décennies.

Un dragon dans la ménagerie. C’est le spectacle 2019 du Cirque Medrano (Photo DR Cirque Medrano)

En plus de la ménagerie traditionnelle, le spectacle de Medrano annonce un animal inattendu. C’est un dragon qui roulera des yeux – verts – et donnera son nom au spectacle, La légende du dragon. Une belle bête de dix mètres de haut et animée par une soixantaine de vérins. Petit secret : le dragon ne vient pas de Chine mais… d’Italie. Il est né chez des spécialistes des monstres de cinéma.

C’est le dragon qui clôturera un spectacle où l’on aura apprécié, outre les animaux, équilibristes, jongleurs et même des cascadeurs à moto, peut-être échappés du Tours American Festival (où l’on n’en verra plus désormais).

Dirigé par Raoul Gibault, qui est aussi à la tête du Grand Cirque de Saint-Pétersbourg, le Cirque Medrano veut associer grand spectacle et tradition. Les amateurs tourangeaux auront tout le temps de juger sur pièce : le chapiteau rose et jaune restera en place jusqu’au 20 janvier 2019.

Vendredi 11 janvier à 19h30, trois séances samedi 12 et dimanche 13, et des séances chaque jour jusqu’au 20 janvier sur le terrain de la fête foraine.

Pour réserver à Tours, c’est ICI