Foire de Tours 2019
Un morceau de Fréro et quelques gouttes d’Irlande

Grand marché régional, rendez-vous traditionnel, grande bouffe et fête foraine, la Foire de Tours a l’habitude d’inviter un pays à faire sa promo. Cette année, du 3 au 12 mai, elle se repeint en vert avec l’Irlande, décidément à la mode. Et une Guinness, une, à la santé de Jérémy Frérot, l’autre invité de l’année !

Foire de Tours (Photo Benjamin Dubuis)
Toujours beaucoup de monde dans les allées du Parc expo pour la Foire de Tours. (Photo Benjamin Dubuis)

C’est un peu le baromètre des Tourangeaux. La Foire de Tours a pris l’habitude d’offrir une météorologie extrême, et ce bien avant que l’on ne parle réchauffement climatique. Ceci pour dire qu’on peut y crever de chaud comme on peut s’y emmitoufler pour patauger, mois de mai ou pas. On le sait depuis des générations, c’est comme ça, mais ça n’empêche pas la manifestation de connaître le succès, toujours étonnant à l’époque des hyper-marchés, dont la prolifération sauvage dans l’agglomération ferait rêver n’importe quel lapin érotomane, et des ventes par Internet exponentielles. Jeff Bezos n’a pas eu la peau de notre foire, vive la France !

Cent-quarante ans à l’affiche

On attend donc comme d’habitude autour de 250 000 visiteurs pour l’édition 2019, selon le comptage officiel. Comme dans les manifs, ça se discute. Pour certains, même avec un système de recensement électronique (mis en place en 2018 mais sans reconnaissance faciale tout de même), les allers et retours des visiteurs peuvent tromper la machine. Peu importe, le Parc des expositions devient la plus grande surface commerciale de la région pendant une douzaine de jours et les animations suivent un schéma gravé dans la tradition.

Que ce soit dans les allées moquettées du grand hall ou dans les gravillons (et le bitume : afin de faciliter les déplacements des fauteuils, la précédente direction a amélioré le revêtement), on passe du presse-citron magique à la maison clefs-en-main, de la tondeuse à gazon à la pelleteuse professionnelle grâce aux sept-cents exposants (annoncés), répartis sur 50 000 m².

Mais, ça, tout le monde le sait, depuis le temps que la foire existe. Cent-quarante ans exactement, comme nous le rappelons dans notre encadré. Comme on sait que la Foire de Tours est la seule à offrir un Village Gastronomique où l’on s’abreuve et se restaure entre amis (la version 2019 regroupe les lieux de libations d’un côté et les étals gastronomiques d’un autre; ça risque d’être chaud en fin de soirée sur le versant liquide…), qu’elle y ajoute un marché de produits locaux et qu’elle est concomitante de la Fête foraine, là encore l’une des plus belles de France, toutes activités qui permettent d’allier l’utile à l’agréable. D’autant que l’entrée (comme les parkings) est gratuite.

Ballade irlandaise et Frérot en solo

Foire de Tours (Photo Benjamin Dubuis)
La pause casse-croûte bénéficiera de nouvelles installations pour la Foire de Tours 2019 (Photo Benjamin Dubuis)

On sait aussi que l’on va crapahuter sérieusement lors de la visite. Ce qui a conduit la nouvelle direction à envisager l’installation (pour 150 000&€, tout de même) d’un coin pique-nique, au détriment d’espaces d’exposition. Un manque à gagner à ajouter à la facture. Mais on a évité le pire : il a été question de placer tables et bancs pile-poil en face de l’entrée où passe le gros de la foule. Un choix de convivialité, peut-être ?

Ce que l’on sait aussi, c’est que la foire s’habille toujours aux couleurs d’un pays et reçoit quelques vedettes du show-bizz. Pour la première option, c’est l’Irlande qui jouera atout trèfle cette année. Comme d’habitude, on passera à table, ce qui sera, saison ou pas, sans doute l’occasion de découvrir les Irish Stews (ragoûts) traditionnels. La Guinness coulera aussi et peut-être le whiskey. Quelques décors tenteront de créer l’ambiance, entre bout de château et jardin à l’irlandaise.

Des groupes musicaux exprimeront l’âme de la verte Erin et l’on pourra faire son shopping comme à Dublin. En prime, le pub tourangeau The Pale s’expatriera de la place Foire-le-Roy pour ouvrir une antenne éphémère, The Tem’pale Bar. On n’en dira pas plus, pour ne pas encore faire de la pub au Pale dont nous avons l’habitude vanter les mérites sur ce site…

Pour la seconde, c’est une moitié de Fréro Delavega qui montera sur scène. Jérémy Frérot, invité par Radio Alouette, fera un « showcase » (en anglais dans le texte…) le mercredi 8 mai, avec dédicaces en prime. Séparé de son complice Florian Delavega avec lequel il a connu la célébrité, l’époux de Laure Manaudou a repris une carrière en solo. Il sera là pour présenter sa Matriochka, fraîchement tombée dans les bacs.

Pour mémoire, rappelons que la fête foraine, qui se tient à proximité de la Foire de Tours, dure un peu plus longtemps que sa voisine. Et comme les animations, les horaires, les menus des restaurants (avec chef « étoilé » cette année) et les opportunités sont légion, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller faire un tour sur le site de l’événement où les programmes évoluent de jour en jour…

 

Il était une foire…

1879 : le Crédit Agricole expose du matériel agricole devant la gare, sur le boulevard Heurteloup. Au fil des ans, cette manifestation devient une des plus grandes expositions du genre en France.

1921 : Naissance de La Grande Semaine à l’initiative du maire de l’époque, Camille Chautemps. La fête foraine se tient sur les bords de Loire, l’exposition reste sur le boulevard.

Après-guerre : la fête foraine se déplace vers l’Est, sur l’ancien canal de la Loire au Cher. Les stands à bandes oranges et blanches gagnent les deux boulevards et l’avenue de Grammont.

1963 : La foire agricole de l’Ouest européen est installée par Jean Royer, nouveau maire, sur les rives du Cher. Les festivités et la foire commerciale restent en centre-ville.

1964 : les deux manifestations (trois avec la fête foraine) se retrouvent au bord du Cher. Elles y resteront après avoir pris le nom de Foires de Tours et se tiendront ensemble au mois de mai.

1965 : à défaut de bâtiment fixe, c’est une structure gonflable qui protège la 44édition de la foire. Le maire, toujours Jean Royer, annonce qu’il va faire remblayer, à la manière des marais pontins, les prairies de Rochepinard pour y faire construire une halle de 10 000 m².

1966 : le nouveau bâtiment, signé Jean Barthélémy, est inauguré. Les arches en bois lamellé-collé utilisent une technique d’avant-garde pour l’époque. Elles libèrent entièrement l’espace.

Mars 2003 à octobre 2009 : restructuration du grand hall (acoustique, renforcement, etc.), du Village gastronomique et du Hall B pour y accueillir les manifestations dans des conditions meilleures et élargies. Construction de « l’Igloo » et du bâtiment administratif.

2009 : au mois de mai, les SEM qui géraient jusqu’alors séparément le Parc des Expositions et le Centre international des congrès Vinci sont regroupées dans la SAEM Tours événements.


Du vendredi 3 au dimanche 12 mai, au Parc Expo de Tours, à Rochepinard, sur les rives du Cher.

Le site officiel de la Foire de Tours donne tous les programmes des animations en détail ICI

Le détail de la « Scène ouverte » est LÀ