Dernière mise à jour le 29 avril 2019

Elle n’a jamais voulu grandir et c’est tant mieux. Née en 1979, Émilie Jolie court toujours après les lapins et ramasse les petits cailloux en faisant le bonheur autour d’elle. Son chemin passera par le Vinci le 25 novembre.
Elle s’appelle Émilie Jolie (la chanson-phare de la comédie) et son papa Philippe de Chateleux de Villeneuve-Bergemont de Duras, ce qui a déjà un côté prince charmant. Mais on l’a mieux connu sous le raccourci de Philippe Chatel et on lui doit, outre quelques jolies chansons (dont J’t’aime bien Lili), d’avoir eu la bonne idée de faire une comédie musicale pour enfants. C’était en un temps où l’on savait s’adresser à eux sans les bourrer de niaiseries sponsorisées et c’est sans doute pour cela que son Émilie Jolie, si elle n’a pas grandi, reste une amie de la famille, toutes générations confondues.
Un parrain nommé Brassens
Question générations, celle qui s’est penchée sur le berceau de la gamine avait de quoi faire rêver : Georges Brassens (ami de Philippe Chatel), mais aussi Henri Salvador, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Julien Clerc, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Louis Chedid, Eddy Mitchell, Robert Charlebois ont gravé la première version. Une sacrée galette.
Quelques années plus tard (en 1997), la deuxième mouture sera aussi relevée : Alain Bashung, Jacques Dutronc, Johnny Hallyday, Maurane, Zazie, Florent Pagny, Étienne Daho embarquent au pays bleu. Si ce ne sont pas des références…
Émilie fera un tour par la télé (il est vrai que son grand-père, le papa de Philippe, François Chatel, fut l’un des grands du petit écran et a notamment porté Apostrophes sur les fonts baptismaux) et le cinéma. Mais c’est sur scène qu’elle revient aujourd’hui, une scène qui sera celle du Vinci (pardon : le Centre des Congrès de Tours, il paraît que ça sonne mieux…) le 25 novembre.
Petite sœur de Melody Nelson (présentée aux plus grands par Serge Gainsbourg un peu plus tôt), Émilie Jolie est née par la grâce de la fille de Philippe Chatel, Émilie (aussi), qui a demandé à son papa une chanson avec un lapin bleu, et une autre avec un hérisson. Les enfants ont de drôles d’idées mais quand les parents suivent, c’est tout bon. Pour l’anecdote, Émilie aime toujours les belles histoires : elle est lectrice de scénarios à Hollywood.
La vie en bleu
Donc il y aura des lapins bleus et un pays bleu. Ils sont dans un livre que lit la petite Émilie qui n’arrive pas à s’endormir. Les lapins ont des soucis, ils deviennent rouges quand ils sont enrhumés (pour les lecteurs du Spirou de l’époque, Benoît Brisefer perdait sa force quand il avait un rhume…). Émilie va arranger ça. Comme elle va faire le bonheur de tous ceux qu’elle croise, au nombre desquels on trouve une autruche qui veut être vedette à Broadway (pas à Las Vegas, elle n’a pas l’accent canadien…), une sorcière gentille qui veut être reconnue comme telle et cesser d’effrayer tout le monde, des baleines (de parapluie) et un hérisson (nous y voilà) malheureux parce que personne ne veut le caresser.
Une balade en musique — et en jolie musique — avec des paroles drôles et poétiques, bref, un beau résultat qui place Émilie Jolie entre Alice au Pays des Merveilles (et son lapin) et le Magicien d’Oz.
La troupe est moins célèbre que celle des débuts mais ne trahira pas l’original. Seul problème : ne laissez pas vos enfants lire la présentation du spectacle sur le site de la comédie musicale si vous voulez qu’ils progressent en dictée, elle est bourré de fautes d’orthographe. C’est Émilie qui l’a écrite ?
Dimanche 25 novembre 2018 au Centre de congrès Vinci
Réserver avec Entrée du Public et TicketMaster

