Ben Mazué
emmène son public au Paradis

Il s’est constitué un public fidèle et presque amoureux sans passer par les trompettes de la renommée. Désormais star, Ben Mazué continue d’entretenir la fusion avec ceux qui le suivent. Sans doute parce que sa vie ressemble à la leur et que c’est elle qu’il met élégamment en musique.

Ben Mazué en tournée et à Tours (Photo DR)
Un p’tit coin d’paradis, à partager avec un public complice. (Photo DR)

Ils sont quelques-uns à ne pas passer sous les fourches caudines du showbiz tout en remplissant les salles. En tête de ces explorateurs du chemin des écoliers, il y a Gérard Manset, bien sûr, mais aussi pas mal d’autres, qu’un projecteur baladeur viendra peut-être un jour découvrir.

Certes, depuis l’invention (la réinvention, plutôt, si l’on pense aux radio-crochets d’antan) des concours télévisés, il est de plus en plus difficile de faire une carrière dans l’ombre. C’est pourtant ce qu’a fait Ben Mazué pendant une dizaine d’années, enchaînant premières parties et récitals solo. Pas n’importe où puisqu’on a pu l’entendre au Printemps de Bourges et aux Francofolies.

En naît un public fidèle, complice, amical qui, accessoirement, achète ses disques : «  Il est la preuve que la popularité n’a parfois pas besoin d’un battage médiatique pour exister » dit la Sacem en le récompensant du Prix Francis Lemarque de la révélation.

C’est dans un petit festival qu’il rencontre Grand Corps Malade, son ami désormais, que l’on retrouve sur son dernier disque, et inversement (Ben Mazué a écrit La résiliation)  : « Il y avait ce feeling entre nous, un premier contact, plus avec un pote qu’entre artistes. Puis, j’ai écouté sa musique et à peu près tout m’a plu : ses textes magnifiques, la structure de ses chansons. » (L’Express)

Adieu hip-hop

Ben Mazué en tournée et à Tours (Photo DR)
Un regard (bleu) sur « les grands virages de la vie ». (Photo DR)

Parce que Ben Mazué a plutôt commencé du côté des musiques dites « urbaines ». Un ton hip-hop que l’on retrouve dans son premier disque, lequel ne déchaîne pas toujours l’enthousiasme  : « Ce premier opus a des vertus de nouveauté et de fraîcheur, et des défauts attendus […]. Ben Mazué part pourtant plein de bonnes intentions : il tente la fusion de la chanson et du hip-hop, en essayant d’échapper aux discours revanchards ou machistes. Malheureusement, il s’essouffle vite. (Télérama)

Sans doute faut-il à l’ancien médecin (ne lui en parlez pas, il en a ras-le-bol qu’on évoque son premier métier) encore un peu de temps pour se trouver. Ça vient doucement, le hip-hop se calme, le poète devient plus chanteur, ce qui ne l’empêche pas de dire souvent ses textes. Contemplatif et récitatif.

Il observe, égrène les années, chante les 14 ans, les 25, les 33, les 35. Et même les 54 ans, pas très sympa avec les plus vieux que lui qu’il comprend bien tout de même : « La retraite, c’est un acte de décès. » En tout cas quand on part en « retraite anticipée ». Ben Mazué a écrit son Il ne rentre pas ce soir. Ses textes sont simples et élégants, sa musique séduisante et agréable. Ben Mazué vise juste… et touche.

Il abandonne les chiffres pour regarder La femme idéale. Normal, il est amoureux. Il sait depuis longtemps qu’on écrit bien en parlant de soi-même, mais les autres aussi l’inspirent (« Tout n’est pas autobiographique. Ce qui m’inspire dans mes chansons, ce sont les grands virages de la vie de chacun »). Son grand amour lui vaut un album… jusqu’à la rupture, sacré « virage », qui lui en inspirera un autre.

Émotions partagées

Touché mais pas coulé. Il y a du philosophe chez lui : « Une histoire d’amour qui se termine, ce n’est pas une histoire d’amour ratée. » C’est un peu le thème de son dernier disque, Paradis où il chante (Tu m’as tellement plu) : « Nous sommes les ruines du plus beau combat, les restes d’un amour énorme. »

Sur scène, tout le monde s’accorde à voir en lui un ami, un confident. Il parle avec son public longuement. Une complicité qui émeut des deux côtés de la rampe : « Les spectateurs de ses concerts racontent ce lien, cette façon qu’il a de plonger dans l’âme d’une salle entière, de leur faire comprendre qu’il raconte leur histoire. » (L’Express) Il ne dit pas non : « J’essaie d’être le plus honnête et précis parce que j’ai l’impression que plus on est honnête et précis, plus on a des émotions qui sont partageables. » (France Info). C’est gagné.

Ben Mazué en tournée et à Tours (Photo DR)
Un album et une tournée estampillés « Paradis ». (Photo DR)

Il est récompensé à plusieurs reprises (Prix Sacem 2006, prix Paris Jeunes Talents 2008…), reconnu par ses pairs (Il écrit aussi pour Jérémy Frérot ou Florian Delavega, Zaz et Abi Bernadoth, sans oublier Grand Corps Malade, on l’a dit, et une musique de film) : « J’aime bien écrire pour d’autres et mettre mon ego en retrait » dit-il. (Le Figaro)

Ce ne sera pas le cas dans la tournée qu’il va faire une fois le coronavirus bouzillé à coups de seringues. Un face-à-face complice et quasi amoureux (ses yeux bleus n’y sont sans doute pas pour rien, tout de même) dont les dates se remplissent tellement vite qu’il faudra parfois doubler les passages, comme à Tours.

Et ses admiratrices ne seront pas déçues. Parlant du confinement (« La privation de vie sociale est un manque sourd. »), Ben Mazué prédit que la libération sera chaude : « Le rebond du câlin va être extraordinaire ! » (Le Figaro). Après la distanciation sociale, Ben Mazué prône le rapprochement du même nom. Il va y avoir du monde.

Ben Mazué sera au Palais des congrès Vinci de Tours une première fois le 23 avril 2021 à 20h30 et reviendra avec son Paradis Tour pour une seconde date le 3 novembre 2021, toujours au Palais des Congrès Vinci de Tours, mais cette fois à 20 heures.
Réserver en Touraine avec Entrée du Public pour le 23 avril 2021 ICI
Et pour le 3 novembre 2021 c’est LÀ.
…et pour réserver ailleurs en France, c’est possible aussi en cliquant ICI.