Anne Roumanoff
sur le retour à Tours

Dernière mise à jour le 29 avril 2019

 
©Stéphane De Bourgies
Elle devait être au Vinci en juin, elle n’y sera qu’en mars 2019. La faute à un passage sous le bistouri qui n’avait rien d’un gag et l’a contrainte à annuler plusieurs dates. Anne Roumanoff sera au rendez-vous avec un poil de retard. Elle sera pardonnée, parce que les humoristes de cette qualité ne sont pas si nombreu(ses)x, n’en déplaise à quelques amuseurs cathodiques graveleux.

Elle met les pieds dans l’actualité sans avoir peur d’éclabousser. Elle fait rire mais évite le comique facile. Anne Roumanoff est une personnalité rare dans un milieu qui pousse la gaudriole de fin de banquet au rang de nourriture spirituelle et présente la rigolade de camps de vacances comme un héritage de Raymond Devos. Et là, il y a erreur. Une grosse erreur.

Heureusement, Roumanoff est là. Si l’on doit parler d’héritage, c’est peut-être du côté de Guy Bedos qu’il faudrait chercher. Sans l’amertume, sans la vraie/fausse méchanceté du génial grincheux. Au contraire, que ce soit le coude sur une table de bistrot ou au milieu de la scène, Anne Roumanoff lâche ses piques avec la douceur d’une fausse naïve. Comme Bedos, c’est sur la politique qu’elle excelle : « Nous sommes des gens de gauche, nous faisons une politique de droite, d’une manière un peu gauche et pas très adroite.  » Des vérités qui touchent juste, comme cette maxime, que l’on jugera cynique ou tristement réaliste, au choix : « Dans la vie, y’a ce qu’on veut et y’a ce qu’on peut. Hôtesse de l’air, tu veux, hôtesse de caisse tu peux.  »

Entre Hollande et Macron

Cela dit, sa galerie de personnages sort aussi des cercles du pouvoir et va se balader dans les campagnes et les chambres à coucher, parfois en frôlant le dérapage : « Quand t’as trop de poignées d’amour, tu fais l’amour avec ton poignet  », entre autres leçons d’éducation sexuelle.

On y parlera aussi de celle des enfants, du mariage gay, des touristes (tels qu’ils sont et tels que nous les accueillons), de l’âge et des rondeurs assassines, de sa célèbre « coach de vie » et de la télé-réalité…

Le dernier spectacle d’Anne Roumanoff s’appelait Aimons-nous les uns les autres. C’est probablement celui qu’elle apportera sur la scène tourangelle en 2019. Mais, selon son habitude, elle l’aura adapté. Elle l’a lancé avec François Hollande comme président de la République, ce qui lui avait permis d’inventer une « prêcheuse de sans-dents » et d’évoquer « la phobie administrative ». Le reprendre avec Emmanuel Macron devrait lui donner largement de quoi improviser…

Mardi 26 mars 2019 au Vinci, alias Palais des Congrès de Tours.

Pour réserver vos places à Tours c’est ICI…

…et ailleurs en France, c’est LÀ

Et pour l’emporter avec vous, cliquez ICI