American Tours Festival
Des Scorpions et des chats au Parc Expo

La plus grosse manifestation tourangelle continue à accueillir les vieilles gloires du Rock. Au menu 2019 de l’American Tours Festival, Scorpions et les Stray Cats.

Scorpions, de drôles de bêtes venues d’Allemagne (Photo DR)

C’est la plus phénoménale invention de Denis Schwok, lorsqu’il dirigeait Tours événements, la structure qui chapeaute le Palais des congrès Vinci et le Parc Expo de Tours. Un rassemblement de folie pour tous les passionnés des États-Unis (côté Far-West) et les autres, ceux qui ont envie de participer à une fête conviviale et originale.

Au fil des ans, l’American Tours Festival a vu son public et ses animations enfler en parallèle, jusqu’à atteindre 85 000 visiteurs en 2017, bien aidés, il faut le reconnaître, par la présence des Insus sur la scène du Tours Speedway.

Le souvenir de Johnny

Parce que si l’American Tours Festival fait la part belle – très belle – à la country, aux Harley-Davidson et au rodéo (entre autres), il a toujours accueilli sur sa grande scène de sacrées pointures. Si feu Johnny Hallyday y est revenu (convaincu après son concert donné quelques mois plus tôt au Grand Hall de participer à l’événement, dans la grande confraternité des bikers), on y a aussi entendu Deep Purple, Lenny Kravitz, ZZ Top, les Blues Brothers, pour ne citer que ceux-là.

L’édition 2019 se profile (elle aura lieu du 5 au 7 juillet). L’histoire ne dit pas si les animations auront la même densité que par le passé. Tours événements (et, par voie de conséquence l’American Tours Festival), a changé de direction pour des raisons plus politiques que professionnelles. La nouvelle autorité, et la nouvelle municipalité, ayant placé les économies financières en tête de leurs préoccupations, en lieu et place de la réussite des manifestations, il est à craindre que le festival subisse une cure d’amaigrissement. Ce serait plus que regrettable, mais il faudra juger sur pièce lorsque le programme complet sera dévoilé.

En attendant, ce sont les têtes d’affiche des grands concerts qui sont annoncées. Une programmation animale avec Scorpions le vendredi 5 juillet et les Stray Cats le lendemain.

Invasion de Scorpions allemands

Ces Scorpions-là arrivent d’Allemagne, où ils sont nés, à Hanovre, en 1965. À l’époque, ils clonent les Beatles et Elvis Presley, look compris. Ce sont des gamins et comme Rudolf Schenker a la chance d’avoir un papa et une maman compréhensifs, il va bientôt créer Scorpions avec leur bénédiction et une bande de potes. Le style va néanmoins se distinguer peu à peu, avec une petite dose de psychédélique puisque c’est la mode, ce que leur premier album, Lonesome Crow, confirme en 1972.

Pas le grand succès pour autant et il faudra que le groupe fusionne avec Dawn Road pour que sa carrière décolle. De l’union (et avec quelques nouveaux musiciens, l’ensemble ayant une fâcheuse tendance à changer de personnel régulièrement) naît en 1972 In Trance, un album ancré cette fois dans le genre hard rock. Un style qui propulse Scorpions, notamment en 1982 quand il réalise Blackout. La suite connaîtra des hauts et des bas. Mais Scorpions a retrouvé la notoriété dans les années 2000, tout en se perdant parfois du côté du heavy metal ou de l’électro-pop au passage. Et sa tournée du cinquantenaire, en 2015, a fait le plein.

Descente de chats errants

Le Stray Cat(s) Brian Setzer a déjà connu la scène de l’American Tours Festival. (Photo DR)

Il y a déjà un tiers de Stray Cats à avoir foulé la scène de l’ATF (l’American Tours Festival pour les habitués…). Brian Setzer, le fondateur et leader du groupe était déjà là avec son autre formation, The Rockabilly Riot, en 2017. Une rupture avec une tradition qui l’a associé à la gent féline, les Stray Cats, son groupe fétiche, ayant connu des évolutions sous les noms de Tomcats ou encore Topcats. Mais s’il est une tradition qu’il respecte, c’est celle du rockabilly, dont il est sans doute l’un des derniers grands représentants. Ce n’est pas un hasard s’il a joué le rôle d’Eddie Cochran dans La Bamba, un film de 1987.

On sera donc dans le classique absolu avec les Stray Cats, dont la formation de base n’a jamais évolué : guitare (exceptionnelle) pour Brian Setzer, contrebasse pour Lee Rocker et batterie minimaliste pour Slim Jim Phantom. Des « chats errants » (rien à voir avec les Chats Sauvages de Dick Rivers…) qui se séparent régulièrement pour mieux se retrouver. Cette fois, c’est pour fêter leur 40anniversaire de scène. On sera donc dans le bon gros quatre temps, symbolisé par Be Bop a Lula, qu’ils ont l’habitude reprendre. Les cow-boys de l’ATF devraient apprécier.

Une fois de plus, ce sont de « grands anciens » que l’American Tours Festival recevra. En accord parfait avec son esprit d’origine. Reste à voir si, en perdant son fondateur, l’ATF n’aura pas aussi perdu son âme…

Du vendredi 5 au dimanche 7 juillet , Parc Expo de Tours

Billetterie : réserver vos places ICI pour l’American Tours Festival avec Entrée du Public et FNAC Spectacles
À noter : les concerts de Scorpions et des Stray Cats sont intégrés dans le prix des entrées au festival, sans supplément, sauf pour les places assises.
Réserver ICI pour voir Scorpions ailleurs qu’à Tours.