À Vaugarni
Jean Giono en version originale

Dernière mise à jour le 18 novembre 2021

C’est une belle histoire de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres. C’est une belle idée de Clothilde Durieux de raconter, et de chanter, la belle histoire avec de belles images, celles de Benjamin Flao. Ce sera à Vaugarni le 7 novembre 2021.

C’est l’histoire d’un écolo qui s’ignore, d’un amoureux de la nature, d’un fou génial qui va, au fin fond d’une montagne desséchée, décider de faire pousser des arbres, là où l’on ne trouve que des lavandes malingres.

"L'homme qui plantait des arbres" à Vaugarni (Photo DR)
Les belles images de Benjamin Flao poussent comme les arbres de Giono. (Photo DR)

C’est l’histoire d’un homme, perdu et assoiffé, sauvé par le berger planteur taciturne qui va lui montrer que, sous la pierre il y a de l’eau, de la vie.

L’homme perdu va voir son hôte planter des glands, qui deviendront, peut-être, des arbres, sans autre raison que sa passion de la nature, aussi peu hospitalière soit-elle : « Il avait jugé que ce pays mourait par manque d’arbres. ». Une belle histoire, on vous dit.

Celle du texte de Giono l’est aussi puisque c’est feu le Reader’s digest qui lui demanda, en 1953, un texte sur « l’homme le plus extraordinaire qu’il ait jamais rencontré. » Il a bien eu raison d’accepter.

Les mots et les traits

"L'homme qui plantait des arbres" à Vaugarni (Photo DR)
Les mots, le chant, le dessin et Giono, c’est « L’homme qui plantait des arbres » à Vaugarni (Photo DR).

Clothilde Durieux a eu l’idée de dire L’homme qui plantait des arbres et d’illustrer le texte en chantant. Pas seulement. Elle a pensé que les belles images de Giono méritaient de naître. Et elle s’est associée au dessinateur Benjamin Flao pour que les mots se marient aux traits. L’artiste illustre en aquarelles le texte au fur et à mesure qu’il est dit et son travail se projette sur un grand écran. On ne sait pas si les œuvres sont vendues à la fin du spectacle, ce serait une bonne idée.

À La Grange-théâtre de Vaugarni, les deux complices (les trois complices si l’on associe Giono) raconteront la belle histoire d’Elzéard Bouffier grâce à qui, dit Giono, « on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. ». L’histoire de passe au moment de la guerre de 14-18.

L’écologie, telle qu’on ne la nommait pas encore et telle qu’elle devrait être. Car les arbres du vieux berger vont entraîner la renaissance des sources, donc de la vie, et sauver des villages morts. Discrètement, lentement, sans déclaration tonitruante. Les fonctionnaires et les politiques sont pourtant présents dans le récit de Giono, décidément visionnaire : « On prononça de grandes paroles inutiles, on décida de faire quelque chose et, heureusement, on ne fit rien  » dit-il à propos d’une cérémonie absurde. Mais la beauté de la forêt toute neuve est telle « qu’elle exerça son pouvoir de séduction sur le député lui-même. » C’est dire…

On ne vous dira pas la fin de l’histoire, Clothilde et Benjamin s’en chargeront. À moins que vous ne regardiez le dessin animé ci-dessus. Une sacrée référence : le texte est dit par Philippe Noiret et le film a remporté un oscar. Pas de quoi intimider, cependant, les diseurs de Vaugarni, aussi déterminés qu’Elzéard Bouffier.

Dimanche 7 novembre, 16h30, à la Grange-théâtre de Vaugarni.
Réservations indispensables sur le répondeur : 02 47 73 24 74
Spectacle conseillé aux enfants à partir de 8 ans

Le site de Vaugarni est ICI (1)

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