14 mai 2026
Christophe Alévêque fait sa "Revue de presse" au Bateau Ivre de Tours. (Photo DR)

Christophe Alévêque fait sa "Revue de presse" au Bateau Ivre de Tours. (Photo DR)

Christophe Alévêque décryptera sa "Revue de presse" au Bateau Ivre de Tours le 21 mai 2025

Christophe Alévêque passera, une nouvelle fois, la presse en revue le 21 mai 2025 au Bateau Ivre de Tours. L’occasion, pour l’humoriste, de tirer le meilleur du pire.

Le poil a blanchi (ce qui lui a permis de créer le Club des Vieux Cons Modernes, du nom d’un de ses spectacles) mais l’humour reste toujours aussi noir. En tout cas, c’est comme ça qu’il le voit, Christophe Alévêque.

Une détermination impérative à rire de tout, testée douloureusement à la suite des attentats du Bataclan : « Il n’était pas question que j’évite le sujet, que je sois terrorisé, pas question de leur laisser penser qu’ils avaient gagné. […] Il fallait que tout cela sorte, que j’évacue, que l’action gagne sur la dépression. » (Télérama)

La première fois, il a la trouille, prêt à changer de thème. Mais ça marche : « J’ai été le premier surpris. À peine avais-je évoqué les attentats que la salle s’est mise à applaudir, comme pour me dire : vas-y ! Fais-le ! Parle ! Pour nous, pour les victimes, contre ces salopards, contre la folie. »

Il comprend alors que l’humour (noir, d’accord, souvent mais pas tout le temps) transforme l’humoriste : « On dépasse le cadre classique de l’humour, on rentre dans le registre de la thérapie de groupe, on n’est plus un clown, mais une sorte de médecin sans diplôme. » (Télérama)

Christophe Alévêque fait sa "Revue de presse" au Bateau Ivre de Tours. (Photo DR)
Christophe Alévêque, à l’assaut du « couvre-feu morel ». (Photo DR)

Christophe Alévêque ne fait pas de la provoc’, ne dézingue pas pour le plaisir, ne considère pas son nombril comme le centre du monde. Il est en mission, il se bat pour une seule cause, la liberté. Liberté de dire, un brin flageolante ces temps-derniers, comme on aura pu le remarquer, liberté de parler de tout, comme on veut : « Le lissage de la pensée m’inquiète, dit-il. Plus ça va, plus l’époque me semble dingue.» (Le Nouvel Observateur)

Il est en mission aussi hors de scène. Dire qu’il n’est pas de droite est un euphémisme. Il s’engage (auprès de Christiane Taubira, notamment), conteste et rêve : il va jusqu’à inviter chez lui les représentants de différentes tendances politiques, de gauche tout de même. Il croit qu’il va les rapprocher, voire les réconcilier. Mélenchon ne vient pas. C’est beau l’utopie.

Il se la joue même un peu Coluche en se présentant aux élections présidentielles de 2012, sans la plume. Scoop : il n’a pas été élu. Restent les convictions. Et la scène.

Le vieux con et l’enfant

La scène, d’abord, mais pas seulement. Christophe Alévêque écrit aussi des livres. Quelques-uns à quatre mains (On marche sur la dette, Bienvenue à Webland, …), mais également un roman où l’émotion et la tendresse côtoient l’humour (L’enfant qui ne parlait pas).

Sorti de l’anonymat dans le sillage de Laurent Ruquier à la radio et à la télévision, Christophe Alévêque butine à droite et (surtout) à gauche mais revient invariablement vers les planches : « Je le dis sans aucune pudeur, j’ai besoin de vous, de vos rires, de votre énergie, j’ai besoin de cette communion, j’ai besoin de votre soutien, pour que continue à vivre cette liberté. […] Le monde est absurde, le monde est devenu fou, je sais… Mais nous en faisons partie. »

C’est d’abord là qu’il se demande s’il est devenu un Vieux con. Comme il n’est pas tout seul, il crée le Club des Vieux Cons Modernes, qui compte aujourd’hui plusieurs milliers d’adhérents (c’est gratuit…) dont le premier sera le presque Tourangeau Patrice Leconte : « Le Club cultive l’amour de la liberté, l’art du débat, et les carottes, parce que ça rend aimable. »

Il y invite ceux qui refusent le « nouvel ordre moral », des libres penseurs qui en ont marre du «prêt-à-porter de la pensée ». Il semble prendre ça à la rigolade («Une ligue d’acolytes ») mais cela ne l’empêche pas d’organiser des débats sérieux avec des gens qui ne le sont pas moins («Comment vas-tu démocratie ? »).

Il était une fois Bedos…

Christophe Alévêque fait sa "Revue de presse" au Bateau Ivre de Tours. (Photo DR)
À chacun sa revue de presse… (Photo DR)

Depuis 2015, Christophe Alévêque reprend une formule rendue célèbre par Guy Bedos, la revue de presse. Bedos y commentait des articles dont ceux qui présentaient son spectacle. L’auteur de ses lignes en a fait l’expérience, dont il est ressorti aussi perplexe que mortifié…

Christophe Alévêque suit le mouvement, ajoutant l’improvisation, qu’il maîtrise depuis toujours, à l’écriture. S’il se perd dans ses feuilles comme un Bayrou face à l’Assemblée Nationale, il suit imperturbablement sa feuille de route, celle de la liberté de dire ce que l’on veut, face au « couvre-feu moral » de notre société : « On ne vend plus de « tête de nègre » dans les boulangeries. Est-ce parce que la recette indique qu’il faut fouetter des blancs (en neige) ? »

Une revue de presse qui ne plaira pas à tout le monde, on l’a compris. Mais on s’en fout puisque, comme il l’écrit au fronton du Club des Vieux Cons Modernes, « intolérants de tout bord, racistes, antisémites, ségrégationnistes, complotistes, conspirationnistes, passez votre chemin. »

Si vous vous sentez concernés, il est encore temps de revendre vos places…

Au Bateau Ivre de Tours, le mercredi 21 mai 2025 à 20 heures.

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