Viva il cinema !
Tours aurait donc un vrai festival ?

Plus de trente films, des invités, une compétition… Viva il cinema !, le festival du cinéma italien de Tours, est le seul vrai festival du film que la ville ait réussi à faire naître depuis la mort du Festival du Court métrage, il y a presque cinquante ans.

« Capri-Revolution » un film de Mario Martone
« Capri-Revolution » un film projeté en présence de Mario Martone, le réalisateur. (Photo DR) Photo publiée en page d’accueil : « Sono tornato » (Je suis de retour), un film de Luca Miniero, où l’on voit Mussolini de retour dans l’Italie contemporaine, prétexte à une analyse de celle-ci par le réalisateur. (Photo DR)

Pas de smokings lustrés, pas de robes délirantes, pas de tapis rouge ni de meutes de photographes hystériques. Pas de paparazzi non plus, ce qui serait pourtant dans le ton. Du 27 février au 3 mars 2019, c’est un véritable festival de cinéma italien qui envahira plusieurs salles tourangelles. Pour la sixième fois, Viva il cinema ! (inutile de traduire…) proposera une formidable programmation, une trentaine de films – dont plusieurs inédits en France – qui quitteront leur botte pour des rencontres ligériennes susceptibles de satisfaire tous les cinéphiles, habitués des voyages transalpins ou pas.

Un programme… dantesque

Qu’on se le dise, Viva il cinema ! n’est pas de ces manifestations confidentielles où l’on se retrouve entre happy few devant une image tremblotante pour des projections dont l’absconse obscurité tient lieu d’exégèse culturelle. Loin de là, à tel point que si l’on veut avoir une place, que ce soit dans la salle Thélème (alias salle des Tanneurs), aux Studio ou au CGR Centre, il ne faut pas s’y prendre au dernier moment. Mieux encore, puisque – c’est garanti – vous allez être accroc dès la première projection, Entrée du Public vous conseille de prendre un pass (attention, il n’intègre pas les soirées d’ouverture et de remise des prix) qui a aussi l’avantage de ne pas être nominatif. Vous pouvez le passer à votre petite sœur le soir où vous n’êtes pas libre.

Viva il cinema ! est organisé pour diverses associations en tête desquelles ont trouvera évidemment la Dante Alighieri (qui promeut la culture italienne à Tours et dans le monde, et enseigne la langue d’Umberto Ecco et d’Elena Ferrante), Ciné off, qui ne manque pas une occasion de promouvoir le 7art, ou encore l’Association Henri Langlois (ce qui nous ramène au Festival du Court métrage évoqué plus haut).

Invités, compétition et autres activités

« Menocchio », un film d’Alberto Fasulo
« Menocchio », un film d’Alberto Fasulo, retour sur la triste période de l’Inquisitaiton romaine. (Photo DR)

Il serait malvenu – et impossible – de citer un des films programmés au profit d’un autre. Une plongée dans le programme par le lien que nous donnons en fin d’article permettra de comprendre pourquoi. Sachez cependant que plusieurs professionnels seront présents : Sabrina Iannucci, Laura Luchetti, Margherita Panizon, Roberto Andò, Pupi Avati, Ciro D’Emilio, Daniele De Michele, Alberto Fasulo, Mario Martone, Emanuele Scaringi (réalisateurs et réalisatrices), Ippolita di Majo (scénariste) et Anna Bellato (actrice). Pas de vieilles pellicules au programme, comme ce fut le cas certaines années, comme celle où Claudia Cardinale est venue présenter Libera amore mio !, de Mauro Bolognini. La belle « guéparde » avait un peu oublié son histoire du cinéma au profit de la liste de ses soupirants de plateaux…

Une compétition est venue s’ajouter au programme. Le jury du Prix de la Ville de Tours (une copie du monstre de la place du Grand Marché, pourquoi pas ?) sera présidé par Régis Wargnier, le réalisateur, français celui-là.

Pour faire bon poids, ajoutons une conférence-débat (organisée en partenariat avec Sans Canal Fixe et l’Université de Tours) autour du film documentaire Italiennes de Silvia Staderoli, qui sera présente, et une exposition, Ciao Italia !, initiée par le Musée national de l’histoire de l’immigration, qui raconte l’histoire de l’immigration italienne en France.

Cinq jours pour une virée au pays de Leonardo da Vinci, un immigré italien lui aussi, dont on fête justement le cinq-centième anniversaire de la mort. De quoi avoir le sourire, comme dirait madame Lisa (Mona de son prénom).

Du 27 février au 3 mars 2019
Infos et réservations ICI