C’est une idée originale qui va rapprocher l’Opéra de Tours et le Palais des congrès Vinci les 12 et 13 janvier 2019. En parallèle du Festival de la Magie, l’orchestre symphonique célébrera Harry Potter et quelques autres sorciers.

D’abord, les 6 et 7 janvier, il y aura le Festival International de la Magie de Tours, dont nous parlons ici. Un festival qui rassemble des magiciens de qualité internationale depuis plusieurs années. De quoi en mettre plein les yeux. Éblouissant, quoi.
Une semaine plus tard, ce sont les oreilles qu’il faudra ouvrir toute grandes. L’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours (ouf !), dirigé par Benjamin Pionnier, prendra la suite de Tim Silver et de ses collègues pour inviter rue de la Scellerie quelques sorciers tout aussi célèbres, à commencer par Harry Potter. Quand la baguette des magiciens rencontre celle des chefs d’orchestre, ça peut faire des étincelles. Un mélange des genres sympathique qui sera aussi une occasion pour les jeunes générations de découvrir la musique symphonique. Magique, on vous dit !
Ça sent la chair fraîche…
Visite chez les Frères Grimm en ouverture avec Hansel et Gretel, mis en musique par Engelbert Humperdinck (un vrai nom de magicien…). Une version à deux voix du Petit Poucet où un frère et sa sœur se perdent dans la forêt pour tomber sur une sorcière (nous y voilà) qui aime bien mettre la chair fraîche à son menu.
On entre dans le sérieux ensuite avec Wagner mais il sera amusant de constater que La Walkyrie rappellera aussi le festival. Au côté des Adieux de Wotan, l’orchestre interprétera la Magie du feu, lorsque Wotan protège sa walkyrie de fille d’un rempart de flammes : « Que celui qui craint la pointe de ma lance ne traverse jamais ce feu ! ». Les deux pièces sont généralement données ensemble mais ceux qui seront allés au Vinci pour le festival se rappelleront Alpha, le magicien qui joue avec le feu, sans lance néanmoins. Il aurait dû s’appeler Wotan…
Une musique pour Obama
Un peu plus de légèreté ensuite en passant par Disneyland. L’Apprenti Sorcier de Paul Dukas ranimera le souvenir de Mickey, dépassé par les événements qu’il a provoqués. On rigolera beaucoup moins avec Antonín Dvořák dont la Sorcière de midi est destinée à faire peur aux petits enfants. Pour ne pas entrer dans son jeu, nous ne raconterons pas l’histoire…
Finale souriant avec l’inévitable Harry Potter, mis en musique par John Williams. Un monsieur qui a beaucoup donné pour le cinéma. C’est lui à qui l’on doit la bande-son de Star Wars, et ce n’est pas un mince compliment, même si E.T, Superman, Indiana Jones, entre autres, font partie de sa collection, tout comme la musique de… l’investiture de Barack Obama.
Les sorciers de la politique ont aussi droit à leur musique !

