Les Contes d’Hoffman, version ballet
Offenbach en salade russe

Photos : ce ne sont pas les images des Contes d’Hoffman, et pour cause, le spectacle n’existe pas encore à l’heure où nous écrivons. Mais, si la compagnie est bien celle du Théâtre National d’Opéra et de Ballet de Moldavie « Maria Biesu », c’est elle que l’on voit sur ces images, dans d’autres productions. (Photo DR)

Retour de l’auto-proclamé Ballet et l’Orchestre de l’Opéra National de Russie pour une version des Contes d’Hoffman inattendue : Offenbach transformé en compositeur de ballet. Étrange. Au minimum.

C’est devenu une habitude Régulièrement, les scènes de France reçoivent les auto-proclamés Ballet et Orchestre de l’Opéra National de Russie. Une formation fantôme qui n’a d’existence qu’en dehors des frontières de la Fédération de Russie puisqu’elle n’est en réalité qu’un nom d’emprunt. Selon les cas, c’est un assemblage de danseurs venus des pays de l’Est, souvent pêchés à la sortie de l’école, ou bien une véritable troupe, rebaptisée pour l’occasion, mais régulièrement constituée celle-là. Pour le spectateur, c’est la roulette, russe évidemment. Impossible de savoir qui jouera du chausson. Soyons honnêtes, il y a – parfois – de bonnes surprises.

En juin, l’étiquette s’appliquait à une compagnie installée et reconnue, le Théâtre National d’Opéra et de Ballet de Moldavie « Maria Biesu », pour un assemblage de pages picorées ici et là dans le répertoire. A priori, c’est la même compagnie (on n’en sera sûr qu’au dernier moment), qui retrouvera la scène du Vinci le 18 novembre 2018.

J’ai trois amours…

Ce ne sera pas la seule surprise. Le programme affiche Les Contes d’Hoffman, autrement dit un opéra (et, qui plus est, l’un des plus sérieux d’Offenbach, avec Les Fées du Rhin que le Grand Théâtre de Tours aura reçues en septembre) et surtout pas un ballet. Exception faite pour la Barcarolle du troisième acte, « Belle nuit, ô nuit d’amour », que Maurice Béjart avait chorégraphiée pour sa mise en scène de l’opéra au Théâtre de la Monnaie. Une autre pointure…

Donc, Les Contes d’Hoffman deviendront un ballet à la sauce moldave. Compte-tenu du principe évoqué plus haut, le nom du chorégraphe reste un mystère, le manipulateur de partition aussi, et l’approche de l’œuvre un autre.

Resteront donc les trois amours d’Hoffman, Olympia, la poupée mécanique, Antonia, la chanteuse qui ne doit pas chanter sous peine de mourir (mauvais sort que l’on retrouve d’ailleurs dans Les Fées du Rhin, déjà évoquées plus haut) et Giulietta, la courtisane voleuse de reflet.

Hoffman, malheureux en amour (jusqu’à perdre Stella, qui rassemble les « qualités » des trois amours imaginaires), n’aura qu’une solution : aimer sa muse comme tout poète qui se respecte.

Dimanche 18 novembre 2018 au Centre de Congrès Vinci

Réservations partout en France (la représentation de Tours est passée).