La Comédie française
à l’Opéra de Tours

Dernière mise à jour le 2 février 2022

La Comédie française délègue ses comédiens à l’Opéra de Tours, le temps de marier musique et textes. On y parle d’amour, de guerre et de Proust.

C’est une très belle idée de Laurent Campellone (qui fait décidément la preuve de sa volonté de secouer l’établissement) que d’inviter la Comédie Française à partager la scène avec les musiciens. Une invitation qui devait aboutir à plusieurs rencontres. Prévues dès la publication de la programmation du nouveau directeur de l’Opéra de Tours, celle-ci a malheureusement été remaniée pour les raisons que l’on imagine.

Finalement, on ne retrouvera cette saison les comédiens français (on doit mettre des majuscules ?) qu’à deux reprises sur la scène de la rue de la Scellerie, ce qui est déjà bien, en compagnie de grands musiciens, ce qui est encore mieux…

Proust, la  guerre et la musique

Alexandre Dratwicki & Anne Kessler - Radio ClassiqueLaurent Campellone a déjà rencontré Anne Kessler comme metteuse en scène lors de la création de « Madame Favart » qu’il dirigeait. (Photo DR)

Il aura fallu se passer de Didier Sandre, qui devait parler « des « grands amoureux » (Héloïse et Abélard, Albert Camus et Maria Casarès, Robert et Clara Schumann, etc.) à côté du Quatuor Ludwig, et de Dominique Blanc qui devait évoquer « l’amour à l’épreuve de la guerre » avec la pianiste Béatrice Berrut.

Heureusement, Éric Ruf a pu venir dire L’Histoire du soldat de Stravinsky en novembre. C’est lui qui constate, à propos de l’invitation de Laurent Campellone : « un partenariat aussi fortuit que naturel, qui témoigne de nos éternels effets de miroir. Les sujets de nos répertoires réciproques ou mélangés sont les mêmes : l’amour et la guerre, s’interrogeant l’un l’autre, partageant malheureusement la même ténacité de vaincre et de ne rien céder.« 

Retour de la Comédie française tout de même, ce 12 décembre 2021, cette fois en compagnie de Proust, toujours dans le cycle L’amour et la guerre. Le Trio Goldberg et Anne Kessler, sociétaire de la Comédie-Française, feront entendre la petite musique de Proust : « Proust manie l’« écriture de la musique » et la place au-dessus de tous les arts, elle l’inspire, le nourrit, le fait vivre » dit le programme…

…qui interroge : « Qui n’a jamais rêvé d’entendre la Petite Sonate de Vinteuil ? » C’est vrai, ça.

Dimanche 12 décembre 2021 à 11 heures, à l’Opéra de Tours.

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