Traitements de choc pour Jérémy Ferrari
à Joué et à Tours en 2021

C’est un des spectacles comiques les plus attendus. Mais les malades de l’Anesthésie générale prescrite par le Dr Ferrari devront patienter jusqu’à 2021, au moins pour ceux qui avaient prévu de le voir à l’Espace Malraux.
Le spectacle, prévu à Joué-lès-Tours est à nouveau reporté
du mercredi 23 septembre 2020
au vendredi 12 février 2021.

Dans un monde où la surpopulation menace, celui des comiques ou prétendus tels, Jérémy Ferrari se distingue en appliquant au premier degré le principe qui veut que l’on puisse « rire de tout ». La question, posée par Pierre Desproges, n’est plus de savoir « avec qui » mais « par qui » et « comment ». Et ça change beaucoup de choses…

Jérémy Ferrari à Tours (Photo DR)
Jérémy Ferrari prend la santé en grippe à l’Espace Malraux.(Photo DR)

Donc, on sait que Pierre Desproges disait que l’on pouvait « rire de tout mais pas avec tout le monde. » S’il était encore là, sans doute en aurait-il marre que sa formule soit sortie à tout bout de champ, mais c’est un fait. On se souvient qu’elle fut exprimée pour la première fois en face de Jean-Marie Le Pen, invité de l’historique Tribunal des flagrants délires dont Desproges était le pseudo-procureur. Il avait même précisé (entre autres réflexions) : « la présence à mes côtés d’un militant d’extrême droite assombrit couramment la jovialité monacale de cette mine réjouie [la sienne] » etc.

De Rimbaud à Ruquier

« Tout le monde » n’était donc pas le public mais un interlocuteur identifié clairement (on cite encore Desproges) : « Personnellement, il m’arrive de renâcler à l’idée d’inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée. C’est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains : la compagnie d’un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d’un terroriste hystérique, je pouffe à peine. »

Avec Jérémy Ferrari, la question se pose encore, voire toujours. Le monsieur a décidé de se moquer du politiquement correct comme de sa première vanne, ce qui est plus qu’honorable, voire courageux, par les temps d’intolérance qui courent dans le mauvais sens. Ceci sans préjuger de la qualité de sa prestation, c’est autre chose.

À dix-sept ans, celui qui s’appelait Jérémy Larzillière (Ferrari est le nom de jeune fille de sa maman, rien à voir avec un quelconque amour des voitures rouges) lorsqu’il loupait ses études à Charleville-Mézières (Ardennes) trouvera le moyen de les réussir dans le théâtre à Paris (Cours Florent et café-théâtre).

Rapidement, il choisit son style, puisque son premier spectacle s’appelle Moi, méchant ? La réponse est évidemment oui. On le retrouve ensuite sur France 2 et en présence de Laurent Ruquier pour On n’demande qu’à en rire. Qu’il ait joué au théâtre le rôle d’Arthur Rimbaud face à Vincent Van Gogh durant plus d’un an n’a rien à voir, on s’en doute…

Tant qu’on a la santé, autant en rire

Jérémy Ferrari à Tours (Photo DR)
Vends deux pièces à Beyrouth, son deuxième spectacle, a connu un succès international. (Photo DR)

Jérémy sera l’un des pionniers de la vague râleuse qui déferle aujourd’hui sur les planches comiques. Avec une particularité : Jérémy Ferrari prépare ses spectacles en se renseignant, comme un historien. Pour Hallelujah Bordel !, il parle avec un rabbin, un prêtre et un imam. Et il décrypte à sa façon la Tora, la Bible et le Coran. Il fallait oser. On comprend (façon de parler…) qu’il ait reçu des menaces. « Tout le monde » n’accepte pas toujours son humour.

Son deuxième one-man-show à succès sera présenté après deux ans de recherches sur la guerre. Il suit même des cours de géopolitique ! Ce sera Vends deux pièces à Beyrouth : « Cinglant de la première à la dernière minute, Jérémy Ferrari n’évite aucun sujet qui fâche très fort, prend de front son public et fait du cynisme de notre monde le terreau de son humour noir  » dit Le Monde.

Sa prochaine cible sera la santé, la sienne et, par voie de conséquence, celle des autres : « J’avais pas mal de problèmes dont je vais parler dans le troisième spectacle qui est sur la santé. J’avais des choses à régler dans mon comportement qui a failli me tuer » dit-il. C’est devenu Anesthésie générale, son dernier show. Pour se documenter, cette fois, il lui aura suffi de se regarder dans une glace. Et de se prescrire un traitement de choc.

À l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours, vendredi 12 février 2021 (après report) à 20h30, sauf que… on dirait bien que c’est complet.
Réserver à Malraux avec Entrée du Public ICI…
…et au Palais des congrès Vinci de Tours le Jeudi 11 février 2021 à 20h30 (cliquez encore)
Et pour réserver ailleurs en France, c’est LÀ