Jeff Panacloc et Jean-Marc  :
L’Adventure, c’est l’Adventure

Le ventriloque fait comme toujours le plein de voix pour son nouveau spectacle, Jeff Panacloc Adventure. En plus de l’infâme Jean-Marc, il donne – entre autres – la parole à un certain Nico qui ressemble fort à notre compagne de l’année 2020, une certaine Mme Covid. Bref, des compagnons aussi peu fréquentables que son habituel complice simiesque.

C’est un peu l’histoire de la rencontre Trump/Macron, avec Jeff Panacloc dans le rôle du président américain, la main toujours dans le dos (Jean-Marc a une vision plus trash de la situation) des autres. « Des » autres. Car depuis plusieurs spectacles, comme Jeff Panacloc contre-attaque, le duo indissociable a plusieurs compagnons sur scène, heureusement aussi infréquentables que l’affreux-jojo poilu dénommé Jean-Marc, simiesque complice du ventriloque, toujours présent évidemment.

Jeff Panacloc à Tours
L’habit ne fait pas le moine… (Photo Renaud Corlouer)

Il était une fois, un pingouin nommé Nestor

Cet élargissement du cercle familial est une révolution. Depuis ses débuts, lorsque Jeff Panacloc décida de reprendre un type de spectacle en voie de disparition (normal, c’est un pingouin, Nestor, qui en était le porte-drapeau à l’époque), son seul partenaire a toujours été la peluche orangée (cette fois sans rapport avec le teint de l’ex-président US susnommé), dénichée sur l’étagère d’un commerçant nommé… Jean-Marc.

La bestiole a débuté ses singeries dans les petits cabarets, puis dans le grand (cabaret) que pilotait Patrick Sébastien et sur le canapé rouge dominical de Michel Drucker avant de sortir ses énormités devant le public de plus grandes salles. À Tours, c’est le Grand Hall du Parc Expo qui l’attend.

Vice et versa, et réciproquement

Si le nom de scène de Jeff Panacloc paraît sortir d’une prise de tête pour comédien en devenir, il semble pourtant que son histoire soit beaucoup plus simple, à en croire le papa de Jean-Marc lui-même. Car, si le patronyme du singe insolent est simplement celui du propriétaire du magasin de magie que Jeff fréquentait lorsqu’il était enfant (la peluche n’attendait que lui pour quitter son étagère et trouver sa voix), c’est tout simplement en retournant son – vrai – nom qu’il a trouvé le sien. L’électricien (son métier d’alors) s’appelait… Damien Colcanap, soit l’anagramme parfait de Panacloc.

Joli, à condition que ce ne soit pas une blague, évidemment. 

Jeff Panacloc Contre Attaque, la dernière au Zénith de Paris en janvier  2020 - Sortiraparis.com

De plus en plus de monde dans la famille Panacloc. (Photo DR)

Haro sur la « first lady »

L’évocation des États-Unis (où le duo a fait une tournée) et de son président n’est pas totalement fortuite. Jeff Panacloc contre-attaque, c’était parce que l’infâme Jean-Marc n’avait pas pu se retenir de s’attaquer à la « first lady ». Son amour de la gent féminine (dont les spectatrices profitent largement) lui a valu de se retrouver derrière les barreaux américains comme un vulgaire Dominique Strauss-Kahn, situation pénible pour un singe zoophobe. Son évasion devait entraîner le duo dans un véritable scénario de polar pour échapper à la maréchaussée. Au passage, on découvrait la copine de Jean-Marc, Nabilouche, dont le niveau intellectuel fait du rase-motte, et Jacky, technicien fan de Johnny et du bourbon dont il est largement imprégné et qui sera aussi de l‘Adventure.

Car le prochain épisode de la saga s’appelle Jeff Panacloc Adventure, ce qui nous maintient dans l’esprit américain. Un voyage dans un parc du genre Disney mais dont les attractions ne sont pas forcément conseillées aux enfants. Comme le dit Jeff : « C’est compliqué quand on est père de famille, d’engueuler sa fille lorsqu’elle fait des bêtises alors que toi t’en fais toute la journée, qu’en plus, tu es payé pour ça et que ça fait rire tout le monde ! » (FranceTVInfo)

Cela dit, le terrain se prête à la folie panacloquienne. La période aussi : dans ses bagages, Jean-Marc embarque un étrange personnage, Nico, « qui vient de loin, a priori de Chine. Il a deux passions dans la vie, les clusters et les EHPAD. Même si, à ce jour, il n’a jamais réussi à contaminer personne, il ne désespère pas d’être celui qui saura lancer la cinquième vague. » Son slogan  ? « Vous avez aimé Pangolin ? Vous allez adorer Pangol Deux ! »

De quoi remplir le ventre bavard de Jeff et en rajouter dans le délire, à plusieurs voix, de la joyeuse bande. Mais, pour rougir à ses vannes volontairement lourdingues, il faudra patienter plus d’un an. Juste le temps de réserver sa place pour ne pas trouver le guichet fermé. Et pour bouziller le cousin de Nico, cela va sans dire.

Au Parc des expositions de Tours le 19 mars 2022 à 20 heures.
Réserver en Touraine avec Entrée du Public ICI
…et pour réserver ailleurs en France, c’est LÀ