Gaïa, par le Cirque Phénix
La piste est à elles, mais c’est reporté

Dernière minute :
GAIA, prévu à Tours le 31 janvier 2021,
est reporté au 20 février 2022.

Il a réussi à associer le show et le cirque. Il est allé chercher ses idées à Cuba, en Chine, en Afrique ou en Inde. Il propose aujourd’hui Gaïa, un programme entièrement réalisé par des femmes. Le Cirque Phénix est dans l’air du temps.

Gaïa par le Cirque Phénix
Ça, c’est le cirque Phénix dans toute sa démesure. À Tours, ce sera plus modeste, question volume… (Photo Cirque Phénix)

Normalement, il monte un énorme chapiteau capable d’abriter plusieurs milliers de spectateurs. Une toile qui a succédé à celle qu’une tempête a pulvérisée en décembre 1999, quelques semaines à peine après qu’elle lui ait été livrée. À quelque chose malheur étant bon, il va alors concevoir une structure extraordinaire, appuyée sur des arcs-boutants, à la manière des cathédrales, ce qui la dispense de poteaux et libère totalement l’espace et la vue. Il s’appelle Alain Pacherie, c’est le patron du Cirque Phénix, ainsi nommé après la catastrophe initiale, et son dernier spectacle est entièrement réservé aux artistes féminines.

Les singes et les oursons

Le Cirque Phénix, on l’a vu à Tours avec le Roi des Singes. Mais il s’agissait d’un personnage mythique car, depuis 2002, plus un animal n’apparaît dans ses spectacles. Alain Pacherie n’a pas supporté la peur des oursons qui couraient sous le ventre des chevaux.

Gaïa par le Cirque Phénix
Phénix, c’est du cirque, mais c’est aussi du grand spectacle. (Photo Cirque Phénix)

Cela n’a pas plu tout de suite à tout le monde mais, peu à peu, le public est revenu. Sans doute parce que les numéros sont excellents et qu’Alain Pacherie est un excellent metteur en rêve.

Pourtant, le directeur du Cirque Phénix n’est pas un enfant de la balle. Enfin, il ne l’a su qu’à quarante ans quand il a appris que son père, qu’il n’a pas connu, était forain et son grand-père trapéziste. Les gènes, sans doute.

Cela ne l’a pas empêché d’aimer le cirque depuis son enfance : « Vous avez des artistes sur scène qui ne disent pas un mot et vous avez 5 500 spectateurs dans la salle qui ressentent quelque chose… Ça, c’est magnifique ! » (FranceTVinfo)

Gaïa par le Cirque Phénix
Puissance, poésie et légèreté. (Photo Cirque Phénix)

Entre tempête et typhon

Le Cirque Phénix a vingt ans tout juste et a décidé de fêter ça avec des femmes : « En mettant les femmes de cirque à l’honneur, le Cirque Phénix pose une question encore très actuelle, celle de la place faite aux femmes dans la société, tout en faisant la démonstration que la performance, alliée à la force et la poésie, n’est pas la chasse gardée des hommes. » On s’en doutait un peu, mais ça va encore mieux en le disant.

En tournée, et notamment à Tours, ce n’est pas sous la toile géante qu’elles interviendront mais au Centre de congrès Vinci. La magie du cirque y perdra sans doute un peu mais c’est l’habitude. On verra donc acrobates, jongleuses, trapézistes, clowns, danseuses et musiciennes sur la scène à défaut de la piste.

Gaïa par le Cirque Phénix
Toutes des déesses, on vous dit ! (Photo Cirque Phénix)

Toutes des déesses, évidemment, puisque l’affiche porte le nom de Gaïa, la « déesse mère » de la mythologie grecque. Une dame qui représentait aussi la terre, une géante qui en imposait à tout le monde, aux hommes, bien sûr, mais aussi aux dieux. Sacrée (sic) référence qui donne une idée du niveau auquel vont s’élever les artistes.

Mère prolifique, Gaïa a commencé par donner naissance aux Titans et à leurs sœurs les Titanides (ce qui peut symboliser le défi lancé aux artistes), pour finir sa lignée avec Typhon, un fiston pas vraiment sympa, surtout avec un nom comme ça. Apparemment, Alain Pacherie a oublié la tempête de ses débuts !

Le spectacle,  prévu le 31 janvier 2021 au Centre de congrès Vinci de Tours, est reporté au 20 février 2022. Les billets restent valables pour cette nouvelle date.
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