Dernière mise à jour le 15 février 2024
Il a écrit et composé des milliers de chansons. Tout le monde connaît son nom mais qui est vraiment Didier Barbelivien ? Réponse le 1er décembre 2023 au Vinci de Tours.
Son nom, tout le monde le connaît. Son visage, beaucoup moins. Sa voix, un peu.
Didier Barbelivien, c’est le second rôle que l’on reconnaît à chaque fois qu’il apparaît sur un écran. Celui dont on se dit qu’on l’a déjà beaucoup croisé, on ne sait pas trop où mais souvent. Celui dont on ne sait pas vraiment qui il est mais que l’on aime bien, comme un vieil ami un peu négligé. Un second rôle, donc, mais indispensable, pas souvent au premier plan mais familier.

Pourtant, si Didier Barbelivien correspond à cette définition, une fois appliquée au monde de la chanson, on parlera plutôt d’un habitué des faces B, comme au temps où le vinyle avait un gros trou au milieu et tournait à 45 tours. Pas les gros titres de la pochette, donc, à quelques exceptions près, mais du bon boulot, des airs que l’on a un peu oubliés, cachés qu’ils étaient par les tubes.
Didier nous file le blues
Parce que Didier Barbelivien, c’est tout de même un monsieur qui a travaillé pour pas mal de (beau) monde, de Sardou à Hallyday ou de Dalida à Mireille Mathieu, en passant par Michèle Torr, Patricia Kaas ou Céline Dion.
Dans le paquet de deux mille titres, certains émergent, comme Mademoiselle chante le blues de Patricia Kaas ou Il tape sur des bambous écrit pour Philippe Lavil. il y en a d’autres, beaucoup, qu’un passage de l’autre côté du vinyle permettra de remettre à flot.

Un Créateur de chansons (et de comédies musicales, de musiques de films…), donc, comme il le dit lui-même puisque c’est le titre qu’il a choisi pour son dernier album. Comme il se doit, le créateur promènera sa créature en tournée, et c’est ce qui lui vaudra de s’arrêter à Tours en décembre 2023.
Le clip de son dernier titre est ici.
Dans son dernier album, il parle du temps qui passe et qui lui permet de rendre hommage à Léo Ferré, dont il vénère Avec le temps. Pas de bol, celle-là, ce n’est pas lui qui l’a écrite, même s’il l’a chantée dans un autre album, dédié au grand Léo. Mais comme il a pondu Les sunlights des tropiques, on ne lui en voudra pas.
Dommage qu’il ait écrit à la chaîne CNews, sommée par le Conseil d’État de mettre un peu plus d’équilibre dans ses opinions, invariablement ancrées très à droite : « CNews, un champ de fleurs multicolores au milieu des bouquets d’orties… » La poésie n’est plus ce qu’elle était, le sens de la nuance non plus. Il fut un temps où Barbelivien écrivait (joliment) pour Jean Ferrat. Qui n’aurait surement pas regardé CNews.
Les sillons des faces B méritent parfois d’être creusés, mais pas trop…
Vendredi 1er décembre 2023 à 20 heures au Centre de congrès Vinci de Tours
Pour réserver ailleurs, c’est LÀ (1)

