David Hallyday en tournée,
au nom du père Éternel

Il a enfin quitté la rubrique people pour retrouver celle de la musique. Il a sorti un album de confidences (J’ai quelque chose à vous dire) qui a battu tous ses records personnels. Maintenant, il est sur la route avec Éternel tour, un spectacle au nom inspiré par l’un des titres-phares de son dernier disque. Et il sera à Tours en janvier 2020. Le chanteur du groupe s’appelle… David Hallyday.

David Hallyday à Tours et en tournée
David Hallyday à Tours et en tournée pour dire son amour à un Johnny… Éternel. (Photo DR)

Pas facile d’être soi-même quand on est le fils d’une légende, que la presse people s’accroche à vos basques, que les avocats bataillent pour défendre votre héritage, culturel et matériel, jour après jour devant les caméras.

Pas facile d’extirper sa peine d’une tourmente souvent aussi sordide que médiatique. Pas facile de se rappeler que l’on est un fils, tout simplement, et que l’on est triste d’avoir perdu son père, même s’il s’appelait Johnny Hallyday.

Une grande histoire d’amour

On sait tous que la disparition d’un proche révèle des paroles non-dites, des silences qui ne seront jamais comblés. Que l’on soit « fils de » ou pas, si l’on est artiste, on prend le chemin le plus naturel pour dompter ses sentiments, son moyen d’expression habituel, littérature, poésie… ou chanson. David Hallyday a choisi de dire ce qu’il avait sur le cœur à travers un album. Probablement pas par calcul mais parce que c’était le meilleur moyen de se libérer : « Tous ceux qui ont perdu des êtres chers disent que dans cette violence, il y a une transformation humaine. Et je la sens. C’est d’ailleurs assez déroutant. D’un côté, il y a une force incroyable qui t’envahit et qui t’aide. Et de l’autre, tu culpabilises de cette force nouvelle. »

Et puis il y avait une logique : parler « de » ou « à » son Johnny de père en chansons, normal : « Ce n’est pas un roman, mais ce n’est surtout pas une vengeance. C’est avant tout une grande histoire d’amour avec mon père. » (Le Parisien)

Il y eut donc l’album, J’ai quelque chose à vous dire, et notamment le titre qu’il reprend pour sa tournée, Éternel. Un règlement de comptes en rimes (« …mais noir sous le voile/Je cherche encore ton cœur/J’ai lu ton visage/Le vague, le mépris »), la colère d’avoir été éloigné du lit de mort de son père, le regret d’avoir tendu une main qui n’a pas été prise (« J’ai fait tous les ponts/Pour que l’on se parle/Du silence de plomb/Jusqu’à la pierre tombale ») et l’affection contre laquelle on ne peut rien : « Tu peux m’empêcher/De tenir sa main/Rien ne peut souffler/La flamme d’où je viens ».

Il y a plus nuancé mais il y a surtout des sentiments dans lequel le public s’est reconnu : l’album a été vendu à plus de 150 000 exemplaires, un record. Et, pour le premier concert de sa tournée, qui durera deux ans, David Hallyday refuse du monde à la salle Pleyel. Il va falloir prendre ses places à l’avance, ce qui est possible à la fin de cet article.

Père et le loup

David Hallyday à Tours
Quelque chose en lui de Johnny… (Photo DR)

Côté style, même si l’on ne peut pas reprocher à David d’imiter Johnny, force est de reconnaître que les codes de la famille sont là, à commencer par les clips (dont celui que sa demi-sœur, Laura Smet, a réalisé sur Ma dernière lettre). Le loup, souvent présent dans l’histoire de Johnny Hallyday (loup aux yeux bleus, comme lui) et gravé sur sa peau comme l’aigle, est dans le clip. Lorsque David Hallyday chante Éternel, les premières images sont une copie des entrées de Johnny dans la lumière. Et, sur son affiche, l’attitude et les bracelets rappellent quelqu’un… Pourquoi pas, après tout, David a droit à l’héritage de son père là aussi.

Mais le fils n’a pas la voix du père. Moins rugueuse, plus tendre (quoique Johnny savait aussi dompter ses cordes vocales). Musicalement, on sait depuis longtemps que David tient la route, même si toutes les musiques de l’album ne sont pas de lui. Mais l’ensemble parle au public : « Je n’étais pas sûr que mon message passerait. Les gens ont capté l’émotion de cet album, le fil conducteur – la transmission, le courage, l’amour – et j’en suis assez fier. » (Le Parisien).

Sûr que les Tourangeaux, et tous les spectateurs de la tournée, vont confirmer.

Vendredi 17 janvier 2020 à 20 heures au Centre de congrès Vinci de Tours
Réserver en Touraine avec Entrée du Public et FNAC Spectacles ICI
…et pour réserver ailleurs en France, c’est LÀ