Beth Hart en France
Rock, blues, jazz au top absolu

Dernière mise à jour le 19 mai 2019

Si vous avez loupé Beth Hart à Tours, il est encore temps de vous rattraper. Elle est en France jusqu’au 25 novembre et vous pouvez la retrouver à Nantes, Bordeaux, Lyon ou Marseille. Réservez tout de suite en bas de cet article, sinon vous le regretterez toute votre vie. Des talents comme ça, il n’y en a pas lourd dans une génération…

Beth Hart, la sublime (Photo Mona Nordøy)

Faut pas rigoler avec Beth Hart. En tout cas en matière d’amour. C’est ce que démontre le clip de Love Is A Lie (à voir ci-dessous), son dernier – et fantastique – titre en date… Pas surprenant. La dame a du caractère, et une voix à faire tomber (amoureux ?). Ceux qui ne connaissent pas et l’entendront sans la voir la placeront d’emblée au top des chanteuses noires, du côté des Mahalia Jackson et Aretha Franklin.

Eh bien non, la dame est blanche, née en 1972 du côté de Los Angeles. Elle touche un piano (qu’elle utilise toujours superbement) à quatre ans, fait un tour du côté du chant classique et… du violoncelle avant de se faire bouffer par la drogue à quinze ans.

Avec Joe Bonamassa

Virée de la High School of Arts de Los Angeles, Beth Hart est récupérée par un producteur moins sourd que ses professeurs. Elle sortira son premier album en 1996 (Immoral), et le deuxième en 1999 (Screaming for my supper).

Une période un peu bousculée et elle réapparaît avec Live the light on en 2004 et un album de lives en 2007. Une belle collection suivra (dont, à plusieurs reprises, une association avec l’incroyable guitariste et chanteur Joe Bonamassa, que les Français ont déjà pu apprécier, notamment à Tours), jusqu’au dernier en date, Fire on the floor.

Une sensualité à faire fondre le micro, une voix, légèrement trouble, exceptionnelle (« D’un aigu céleste à un timbre râpeux au goût de Bourbon  » dit l’Express, qui a bien raison), une musicalité qui plonge dans les racines de la soul, Beth Hart est une chanteuse incroyable, peut-être unique aujourd’hui. Ses passages à Paris au New Morning, à l’Olympia ou à la Cigale ont fait le plein.

La chroniqueuse de l’Express a eu du mal à s’en remettre : « Le premier son qui sort de sa bouche est un feulement d’une puissance incroyable. De sa voix semblent surgir les cris étirés à l’infini de Janis Joplin, le timbre profond et blues de Ma Rainey… le grain acidulé de Billie Holiday. Le public est debout, en extase, les bras levés. […] On se demande combien de vies a vécu Beth Hart pour que de sa voix – se baladant sur trois octaves ! – se dégagent autant de couleurs, de lumières, de nuances. De personnalités aussi.  »

Pour être honnêtes, ceux qui l’ont entendu à Tours (à commencer par nous) étaient dans le même état. Beth Hart est la fille américaine de Johnny Hallyday et d’Édith Piaf, pour ceux qui veulent des references hexagonales. Capable de vous chanter une ballade californienne à faire pleurer un Irlandais comme de vous sortir un jazz/rock gonflé aux amphétamines. Sans oublier un détour vers le gospel et le blues. Dingue !

Il est trop tard pour l’entendre à Tours mais il reste quelques jours (et quelques places, à réserver ci-dessous) pour se préparer à l’extase.

Et plus en douceur… :

Beth Hart sera à Nantes le 19, à Bordeaux le 21, à Lyon le 23 et à Marseille le 25 novembre. Après ce sera toute l’Europe, l’Australie et les États-Unis. Moins facile…

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