

La passion à fleur de pot entre public et concurrents . (Photo Benjamin Dubuis)
D’un côté, les pros qui s’échinent à le dire avec des fleurs, de l’autre un public, au parfum, qui butine de-ci de-là, et au milieu Miss France 2018. Le Salon Novafleur appuie sur le pétale.
C’est peut-être la proximité du traditionnel marché aux fleurs, mais Novafleur a la cote. La manifestation, qui met face-à-face pros du bouquet et amateurs attire les foules. Certes, pas question d’installer dans son salon le résultat du travail des champions qui se disputent la Coupe de France des Fleuristes (certaines pièces doivent frôler les deux mètres de haut) mais ça donne envie. Enfin, si on aime les bouquets torturés, pour ne pas dire alambiqués.
Ce qui ne veut pas dire que le travail n’est pas admirable. Pour décrocher la timbale, les participants viennent du monde entier. Et, pendant qu’en sous-sol les gens du métier parlent boulot (une exposition professionnelle est attenante à la manifestation publique), les concurrents s’expriment devant des caméras qui montrent, sur grand écran, le détail de leur travail. Belle organisation et joli show.
Tête couronnée
Pour les visiteurs de l’édition 2018, il sera peut-être un peu difficile de comprendre le travail imposé aux concurrents de l’année. Les organisateurs leur ont donné un thème digne d’Avatar, dans lequel on retrouve une planète revenue à l’état de nature où les fleurs remplacent les machines. C’est Woodstock, époque XXIe siècle. Pour les amateurs de textes abscons, petit extrait du règlement : « La terre n’existe plus. ISIOS [c’est le nom de la planète] est notre refuge, cette planète n’est faite que de matière organique vivante. La communication semble mystique, c’est un monde où les fées et elfes sont nos voisins. » S’ils le disent…
Retour sur terre avec une visite couronnée, celle de Maëva Coucke, Miss France 2018, qui participera à plusieurs remises de prix et à une séance de dédicaces. Pour les collectionneurs de belles images, la dame se soumettra, comme le veut désormais la règle, à la selfiemania de ses admirateurs.

