16 mai 2026
Alizé Lehon en tournée avec l'Orchestre Symphonique de Tours/Centre-Val de Loire. (Photo Mercedes Cosano)

Alizé Lehon, entre Mozart, Barber et Prokofiev. Photo Mercedes Cosano)

L'Orchestre Symphonique Tours/Centre-Val de Loire part pour sa tournée annuelle avec Mozart, Sibelius, Barber et Prokofiev.

L’Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours quitte la fosse tourangelle pour en petite balade inspirée par son nom.

D’Avoine à Salbris, en passant par vignes et coteaux, l’orchestre emmène du bien beau monde en tournée.

C’est devenu une tradition, chaque année l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours se paye une petite tournée à travers sa zone d’influence musicale.

Pour 2026, la première étape s’est faite à Avoine le 9 février. En terre chinonaise, l’orchestre a invité le tchèque Dvořák à danser dans le style slave, avant de se lancer dans l’imposante Symphonie n°7, anglaise par ses commanditaires (la London Philharmonic Society), romantique par son inspiration (l’ami Brahms du compositeur) et tonique par les origines du compositeur.

La baguette était tenue par Simon Proust, rejoint en milieu de programme par la pianiste Beatrice Berrut pour une production égyptienne (composée à Louxor !) de Camille Saint-Saens, le fameux Concerto n°5 au troisième mouvement aussi expressif que musclé.

La tournée se poursuit au mois de mars, non sans suivre un itinéraire toujours légèrement œnologique puisque, du chinon d’Avoine, l’ensemble passera au bourgueil puis au blanc de Rochecorbon, tout en faisant quelques écarts hors les vignes via Salbris et Fleury-les-Aubrais.

Mozart fait la noce en ouverture à Rochecorbon et Salbris

Ça devait le démanger, l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours, lui qui officie si bien lors des spectacles lyriques – ce qui n’enlève rien, loin s’en faut, à ses propres prestations, évidemment – mais il lui fallait tout de même un petit morceau d’opéra de Mozart pour sa mise en bouche lors de ses passages à Rochecorbon (vendredi 13) et Salbris (samedi 14).

Alizé Lehon en tournée avec l'Orchestre Symphonique de Tours/Centre-Val de Loire. (Photo Mercedes Cosano)
Alizé Lehon, entre Mozart, Barber et Prokofiev. (Photo Mercedes Cosano)

La soirée débutera donc par l’ouverture des Noces de Figaro avant de bifurquer vers le Concerto pour violon n°4 du même Wolfgang. Pas mal, pour un début… Surtout lorsque la bête à cordes est confiée à Olivier Charlier (qui fut parrainé par Nadia Boulanger et Yehudi Menuhin, entre autres, et se produit régulièrement avec Brigitte Engerer) sous la direction d’Alizé Lehon, révélation cheffe d’orchestre aux Victoires de la musique classique 2026 ! C’est elle qui a dirigé L’Enlèvement au sérail en début d’année sur la scène tourangelle.

Joli morceau aussi en fin de programme avec Sergueï Prokofiev et sa Symphonie n°1 dite «Classique », un monument composé à Saint-Péterbourg loin de tout instrument. Un défi supposé libérer la création. Bien vu (et entendu) !

 

Mais c’est au milieu de la soirée que la découverte est à attendre. Avec Samuel Barber et son Adagio pour cordes (avant-première ci-dessus), le public pourra faire connaissance avec un compositeur au travail délicat et magnifique. Une très belle idée de programmation.

Vendredi 13 mars – Rochecorbon, Vodanum (37) à 20h30

Samedi 14 mars à Salbris, Salle Georges Vilpoux (41) à 20h30

Sibelius en majesté à Fleury-les Aubrais et à Bourgueil

Sibelius et Sibelius. Pas de problème, c’est superbe, on en redemande. Lors de ce dernier concert, l’OSRC-T (c’est plus simple) s’attaque à un seul compositeur, mais pas n’importe qui (une habitude, d’ailleurs, l’orchestre ne craint rien ni personne).

Pas de Finlandia au programme (une œuvre devenue le chant de résistance à l’envahisseur russe de l’époque…) mais un véritable voyage en Italie, à Rapallo puis à Florence, au cours duquel il ébauchera sa Symphonie n°2 que l’orchestre offrira en glorieux finale.

Sibelius encore auparavant avec une pièce unique (pas d’autre concerto dans la musette du compositeur), certes, mais un véritable « tube ». Unique concerto mais œuvre écrite avec une passion qui confine à la folie, si l’on en croit son épouse. Mais quel résultat ! Il y a du Paganini dans certains passages et ce sera à Svetlin Roussev d’en retrouver l’enthousiasme.

Ce ne devrait pas être un problème pour le violoniste bulgare, entré au conservatoire de Paris à quinze ans et dont France-Musique dit  : « Artiste charismatique, Svetlin Roussev excelle dans le grand répertoire du violon. » Artiste international, il a été dirigé par une impressionnante collections de grands noms, au sein desquels on croise Myung-Whun Chung, Yehudi Menuhin, Marek Janowski ou encore Emmanuel Krivine

Clara Baget, Sibelius, bis ! (Photo Denis Allard)
Clara Baget, Sibelius, bis ! (Photo Denis Allard)

Cette fois, c’est Clara Baget qui sera au pupitre. La tournée rend honneur aux femmes cheffes d’orchestre, et c’est bien. Formée au violoncelle, au piano et au chant, Clara Baget a étudié la direction d’orchestre dans la classe d’Alain Altinoglu au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

Vendredi 27 mars – Fleury-les-Aubrais, Centre Culturel La Passerelle (45) à 20h30

Samedi 28 mars – Bourgueil, Patinoire (37) à 20h30

 

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