Francis Cabrel en tournée
L’aube se lèvera en juillet 2021

Dernière mise à jour le 19 mai 2021

FRANCIS CABREL, À L’AUBE DE L’ÉTÉ 2021

Le concert de Francis Cabrel, initialement prévu les 9 et 10 mars 2021
au Palais des Congrès Vinci de Tours a été annulé.

Comme promis, Entrée du public est resté à l’affût et peut vous annoncer
que le spectacle aura finalement lieu le 1er juillet 2021.

Ce sera toujours au Palais des congrès Vinci de Tours
mais, attention, les billets du mois de mars ne sont plus valables !
Si vous en avez, il faut les faire rembourser là où vous les aviez achetés…
…et en prendre d’autres pour le mois de juillet.

 

On pourrait dire, selon la formule consacrée, que Francis Cabrel est un artiste « rare ». Il n’enchaîne ni les albums, ni les tournées. D’une certaine manière, le voir sur scène devient un privilège. Il aura fallu attendre cinq ans (c’est son rythme habituel) depuis In extremis pour qu’il réapparaisse avec À l’aube revenant. Mais, comme ses admirateurs (et admiratrices) l’aiment à mourir, ils font avec…

S’il fallait choisir un seul mot pour définir Francis Cabrel, ce serait « franchise ». L’auteur-compositeur-interprète ne se cache jamais derrière des formules faciles. Quand il s’interroge, quand il souffre, quand il s’inquiète de l’avenir, il le dit. Et quand il est en panne d’inspiration, il n’accouche pas d’un album sorti aux forceps.

Francis Cabrel à Tours (Photo Claude Gassian)
Cinq ans entre chaque album… et l’Aube se lève enfin.(Photo Claude Gassian)

C’est ce qui s’est passé il y a quelques années. Cabrel a eu le sentiment qu’il avait exploré tous les domaines auxquels il était attaché. Comment et pourquoi, dès lors, reparler des mêmes choses ? Le doute l’a écarté des studios (du sien, plutôt, puisqu’il enregistre chez lui, à Astaffort, dans le Lot-et-Garonne) après Des roses et des orties, sorti en 2008 (écoulé à plus de 800 000 exemplaires, c’était l’album le plus vendu en France). À défaut de travailler sur ses propres idées, il prenait ensuite un chemin de traverse avec des reprises de Bob Dylan. Ce fut Vise le ciel, en 2012.

Quand « les choses deviennent urgentes »

À force de s’interroger, Cabrel a trouvé la réponse… In extremis. C’est le nom de son avant-dernier album, dans lequel il parlait de son amour pour son épouse (Partis pour rester), rencontrée il y a un demi-siècle. Dépourvu de moustache mais avec toujours une pointe d’accent, il y défendait la langue occitane et rendait hommage aux personnages qui l’ont marqué ou qu’il admire, Mandela, notamment.

Mystérieux ou discret, au choix, refusant longtemps de diffuser son travail en ligne (ça a un peu changé), Francis Cabrel a gardé le secret sur les chansons d’In extremis jusqu’à la sortie du disque. On avait la surprise d’y voir le nom d’Azincourt, bataille fameuse uniquement pour ceux qui suivaient des cours d’histoire en blouse grise.

Francis Cabrel à Tours (Photo Claude Gassian)
Francis Cabrel, fidèle à sa terre natale. (Photo Claude Gassian)

Mais Cabrel ne se pose pas de questions sur la manière dont on reçoit son travail : « Je veux dire exactement ce que je ressens, sans vouloir toujours accrocher un public d’une quinzaine d’années« . Et toc. Il a passé la soixantaine depuis quelque temps déjà et cela l’amène à regarder l’avenir différemment : « J’arrive à un stade de ma vie où les choses deviennent urgentes. » disait-il à l’AFP.

Tellement qu’il avait annoncé devoir arrêter sa carrière, ce qui correspondait au titre de son album. Bonne nouvelle : il a changé d’avis. Et, toujours après le sacro-saint délai de cinq ans, voilà qu’il réapparaît avec À l’aube revenant, quatorzième opus du chanteur, toujours sans moustache et toujours armé de l’accent du pays.

Un troubadour, des troubadours

Et comme, heureusement, il se parjure beaucoup en ce moment, Francis Cabrel a, non seulement, enregistré quelques clips, mais a aussi mis en ligne des vidéos de son travail en studio, toujours chez lui (Astaffort, on l’a dit, sa commune natale), entre amis. C’est bien, passionnant, et beau. Nous vous en offrons deux, mais il y en a d’autres, à retrouver sur sa chaîne YouTube.

On y entend – et voit – l’enregistrement d’À l’aube revenant, qui annonce la couleur. Cabrel reste modeste, parle simplement, ne cherche pas le mot qui impressionne (on peut parfois attendre un peu plus de lyrisme, mais c’est son style, on ne va pas le lui reprocher), s’appuie sur de jolies musiques impeccablement ciselées. À l’aube revenant, c’est d’abord l’histoire de deux amants qui s’éveillent : « À l’aube revenant, les amants se relèvent, descendent de leur rêve, encore ruisselants… ». Joli, non ? Il a voulu « montrer qu’on peut parler d’amour en restant positif, printanier. » (Le Temps)

Cabrel parle aussi à son père (« J’éprouve une sorte de culpabilité légère d’avoir tellement réussi quand lui, en travaillant cent fois plus, est juste parvenu à survivre » (Le Temps) et se rapproche d’Azincourt en rendant hommage aux troubadours ! Surprenant. « À force d’entendre qu’il était le troubadour de la chanson française, Francis Cabrel s’est vraiment penché sur le sujet. À l’aube revenant, son quatorzième album, le premier depuis 2015, est même parti d’une envie : rendre hommage à ces poètes musiciens du Moyen-Âge, figures artistiques d’une société dite « courtoise » où l’amour et les femmes étaient célébrés. » (Télérama)

Les gens importants

Cet album, c’est aussi un appel au dialogue, un regard sur notre société, un clin d’œil occitan, la disparition des librairies ( !), l’écologie et un hommage, non seulement à son père, mais à bien d’autres : « Et là je me suis dit : si jamais c’est mon dernier disque, est-ce que j’ai parlé de tous les gens importants ? Non ! » (France-Info) Et parmi ces « gens importants » il y a Bob Dylan, qui l’a incité à chanter (et qu’il a célébré dans un précédent album, comme on l’a écrit plus haut), et Dick Rivers, avec qui il avait fait une tournée.

Des copains, il en invite dans son studio/maison. En confiance et amitié. Ce qui se sent dans le résultat : « Jamais auparavant il n’avait autant impliqué ses accompagnateurs que dans ce disque qui sonne presque comme une œuvre de groupe, et lui permet d’aborder des formes musicales nouvelles. » (Le Figaro)

Mais, que l’on se rassure, Cabrel est toujours Cabrel. Celui que l’on aime suivre depuis ses débuts dans ses Chemins de traverse, celui qui parle à chacun en ami. Et avé l’assent, bien sûr.

C’était prévu le mardi 9 et mercredi 10 mars 2021 au Palais des congrès Vinci de Tours mais c’est finalement reporté au jeudi 1er juillet 2021 à 20 heures, toujours au Palais des Congrès Vinci de Tours.
Les billets du mois de mars ne sont plus valables !
Si vous en avez, il faut les faire rembourser là où vous les aviez achetés…
et en prendre d’autres pour le mois de juillet.
Pour réserver en Touraine, c’est ICI (1)
…et pour réserver ailleurs en France, c’est LÀ (1)

(1) Les suggestions de réservations données par Entrée du public ne sont que des informations destinées à aider nos lecteurs en les dirigeant vers des loueurs susceptibles de fournir les places correspondant à l’article publié.
D’autres possibilités existent, évidemment.
Entrée du public n’effectue aucune vente de billets par lui-même. Pour toute information concernant les places réservées (modifications, annulations…) vous devez vous retourner vers le loueur auprès duquel vous avez pris vos billets.