Derrière Queen Extravagaza, se cache le batteur, Roger Taylor. (Photo DR)
Et c’est reparti pour un nouveau « tribute » à Queen. Ce sera le 12 mars 2023 à Tours. Et, cette fois, il y aura peut-être quelque chose en plus…
Bon, on ne va pas répéter que l’on est un peu dubitatifs devant l’avalanche de « tributes » mortifères qui déferlent sur nos scènes comme des vampires sur un cimetière transylvanien. Après avoir boulotté des Beatles en conserve, des Pink Floyd en replay et autres groupes sortis des limbes par des copistes plus ou moins inspirés, on se demande si le record ne va pas à feu Freddie Mercury et ses acolytes.

Tours va donc une nouvelle fois recevoir une version rajeunie de Queen. Comme toujours, on nous annonce les meilleurs disciples du fils à Mama et, comme toujours, on nous dit que le groupe a été béni par les survivants de l’aventure initiale. Comme toujours, quoique…
Les deux parrains
Cette fois, force est de reconnaître que les anciens sont bien là et ne se sont pas contenté de taper dans le dos de leurs suiveurs un soir de libations dans les coulisses d’un vague théâtre londonien.

Derrière Queen Extravaganza (avec un nom comme ça, on a envie de fuir, mais, attendez…), se trouvent Brian May et Roger Taylor, deux des fondateurs de Queen, le guitariste et le batteur, comme chacun sait, avec le regretté Freddie, en 1970. Les deux sont aussi compositeurs et l’on doit, entre autres, au premier, We Will Rock You, The Show Must Go On, ou encore No-One but You. Le second a signé, là encore entre autres, A Kind of Magic, The Invisible Man, These Are the Days of Our Lives ou Heaven for Everyone.
Bon, des gens sérieux, surtout quand on réécoute les enregistrements d’origine (ah ! les riffs de Brian) et que l’on sait avec qui Taylor a joué de la baguette (par exemple, Eric Clapton, Roger Waters, Phil Collins, Genesis, Elton John, Bon Jovi et David Bowie, accessoirement partenaire de Queen dans Under Pressure).
Roger Taylor produit Queen Extravaganza et adoube ses filleuls comme «Notre officiel tribute » et se dit « extrêmement fier de ces gars ». Dont acte
Comme au ciné

Ce qui rassure un peu, c’est que le groupe ne se croit pas obligé à décalquer les vrais de vrais. Pas de « Marcel » et de torse dénudé à craindre. Là, on se penche sur la musique, et sur les voix. L’histoire ne dit pas si le guitariste a construit sa guitare lui-même avec son papa, comme Brian May, et s’il joue avec une pièce de six pences… Qui sait ?
Côté voix, ce devrait être la surprise. Derrière le micro, on trouvera un Canadien, Marc Martel. Comme les autres, il a été repéré à la suite d’un énorme casting en ligne. Bon choix, apparemment, comme le rappelle La Presse de Montréal en parlant du spectacle : « C’est un joyeux happening construit autour de chansons rassembleuses et dont la réussite tient surtout au talent étonnant du chanteur Marc Martel, l’un des deux Québécois du groupe avec le bassiste François-Olivier Doyon. »

On veut bien le croire car, si la voix de Marc Martel vous rappelle Freddie Mercury, c’est à plusieurs titres. Non content, selon les amateurs, d’être le sosie vocal de Freddie Mercury (« Dix ans après que le public eût découvert que sa voix ressemblait à s’y méprendre à celle du regretté Freddie Mercury, Marc Martel est maintenant persuadé qu’il va chanter les succès de Queen pour le reste de sa carrière » prédit Le Journal de Québec), le chanteur a été retenu pour doubler Rami Malek dans le film Bohemian Rapsody. Pas mal, encore une fois.
Sur la scène, pas d’images du film (ou de Metropolis de Fritz Lang, comme dans le clip originel de Radio Ga Ga) mais des vidéos du véritable Queen. L’occasion de vérifier en direct la qualité de la copie… remastérisée.
Dimanche 12 mars 2023 au Centre de congrès Vinci du Tours, à 19 heures.
Pour réserver ailleurs, c’est LÀ (1)

