Tataaa, voilà les Superlapins ! (Photo DR)
Il est né dans un livre et a grandi (façon de parler…) sur les écrans de France-Télévisions. Simon Superlapin prend une autre dimension en apparaissant sur scène avec ses potes à grandes oreilles, lancés à la chasse de La Pierre qui fait dire « oui ».
Ce sera à l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours le 22 février 2025.

Au commencement, il n’est pas sorti de son trou mais de sa case, qu’il devait trouver trop étroite. Il est donc allé se balader dans les « étranges lucarnes », comme on disait autrefois pour parler de la télé. Mais, sans doute, les deux dimensions ne lui suffisaient plus. Alors, Simon, alias Superlapin, star de l’écran et des (tout) jeunes téléspectateurs, a choisi de monter en scène avec ses potes. La bande sera à l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours le 22 février 2025.
Simon Superlapin est né sous la plume de Stephanie Blake, américaine devenue parisienne. Apparemment, elle a bien appréhendé le français puisque son premier album était titré Caca boudin…

C’était en 2002 et, depuis, le jeune lapin, s’il n’a pas vieilli – c’est le privilège des héros de BD, les veinards – a connu une carrière de star : trois millions d’exemplaires et des carottes, rien qu’en France, fallait le faire. Et, puisque les autres livres de l’autrice ont été traduits en plus de vingt langues, ça promet.
Simon et les quarante dessinateurs
Le terrier de naissance de Simon était donc une case de bande dessinée. L’occasion pour Stephanie Blake de parler aux humains débutants. Simon a beau avoir de grandes oreilles, il a les mêmes problèmes que tout le monde, depuis les gros mots jusqu’aux additions à l’école, en passant par les amours contrariées et le bébé qui pousse dans le ventre de maman. Que les parents auxquels cela rappelle quelque chose lèvent le doigt !
C’est en 2016 que Simon s’est mis à bouger pour de bon : « Petit à petit, j’ai commencé à me dire que j’aimerais travailler en équipe, et à me pencher sur l’adaptation [animée] de mes propres livres pour savoir comment me positionner, si un jour un producteur venait à me solliciter » raconte à Vingt Minutes Stephanie Blake , qui avait déjà refusé de travailler avec un studio japonais.

Elle dira oui à Go-N Productions, équipe parisienne qui va produire les 52 premiers épisodes destinés à France 5 (aujourd’hui, on croise aussi Simon sur Canal+). Quarante personnes pour ne pas trahir l’esprit et le trait de l’original. Bingo ! Les fans du lapin le reconnaissent, l’adoptent, potes et famille inclus. Un phénomène qui passe les frontières, à commencer par le Canada, et qui fait que la série affiche aujourd’hui rien moins que 157 épisodes. Si ce n’est pas un succès, c’est quoi ?
Impertinent, mais pas insupportable
Et si l’on parlait de la vedette, un Oryctolagus cuniculus (merci Wikipedia) blanc ? « Simon est impertinent mais il n’est pas insupportable » précise d’entrée l’autrice. Comme tous les enfants, non ? Bon, on dira « comme presque tous les enfants », c’est mieux.
https://youtu.be/AdOmvAOkWZ8
On l’a expliqué plus haut, Simon a les mêmes soucis que les gens de son âge, quelle que soit l’espèce. Mais, pour utiliser un mot que l’on n’apprend pas au CP, il est nettement anthropomorphe, autrement dit, il ressemble beaucoup à un petit humain. Il a la trouille d’aller à la piscine pour la première fois, son petit frère Gaspard casse ses jouets, il fait des fêtes d’anniversaire et a une pétoche d’enfer devant le docteur. En général, tout s’arrange, pas de panique.
Quand Simon n’apparaissait que dans les livres, il avait un vocabulaire contenu mais parfois un peu limite : « Dans la vraie vie des enfants, à l’école ou au square, cela se passe comme ça. En version télé, le vocabulaire est plus censuré. » (Vingt Minutes) Censuré ? Nom d’un caca-boudin !
Et puisque Simon est un gamin/lapin comme les autres, il rêve d’être un Surperlapin, et il y parvient, avec l’aide de sa bande. C’est sans doute pour cela qu’il a réussi à s’offrir une troisième dimension. Parce que, après les livres et la télé, Simon entre en scène.
La maman qui dit « oui »
Une entrée sur les planches qui se fera avec les habits de Superlapin, évidemment. Pour une aventure qui fera rêver pas mal de spectateurs puisqu’il s’agit de chercher La Pierre qui dit « oui ». Une pierre magique qui permet de faire dire toujours « oui » à maman, laquelle, évidemment, dit trop souvent « non », en particulier quand on voudrait reprendre des bonbons…

Simon, son petit frère Gaspard et sa copine Lou vont donc partir en chasse. Seul problème : le pas vraiment sympa professeur Wolf est lui aussi sur la piste de la rolling stone, comme dirait Stephanie Blake.
Suspense garanti à l’heure du goûter…
À l’Espace Malraux de Joué-lès-Tours, le samedi 22 février 2025 à 16h30.
Pour réserver ailleurs, c’est LÀ (1)

