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Paroles et musique
Christine Angot, des mots à longue portée

Christine Angot parlera musique avec Laurent Campellone, directeur de l’Opéra de Tours et chef d’orchestre, le lundi 18 novembre 2024.

Christine Angot parle musique à l'Opéra de Tours. Photo DR Flammarion)

On la connaît comme autrice mais on la découvrira comme passionnée de musique. Le 18 novembre 2024, Christine Angot sera à l’Opéra de Tours, pour évoquer le sujet avec Laurent Campellone, maître du lieu.

À la maison, à Châteauroux, on écoutait Chopin. Surtout maman. C’était l’époque des disques vinyles et sa fille en remettait une couche quand maman n’était pas là. Ce n’est pas de là que nait forcément une vocation, mais une passion, sûrement.

En balade dans la voiture familiale, on glissait l’unique cassette dans la boîte et on écoutait le « hit » de l’époque, l’Adagio d’Albinoni, et peut-être Jeux Interdits. De bien belles choses mais une peu râpées aux entournures.

Plus tard, lorsque mère et fille filent sur Paris, elles vont direct au théâtre du Châtelet, où l’on donne musique et opérettes. Et c’est bien. On aurait pu aller à l’Opéra-comique, mais il y avait un côté élitiste qui gênait les provinciales. Pas de quoi gâcher le plaisir, ni l’amour de la musique.

La maman s’appelait Rachel Schwartz et la fille s’appellera Christine Angot. On a compris que l’amour de Chopin – qu’elle ressent toujours, soulignant que Châteauroux, ce n’est pas loin de Nohant, ça crée des liens – n’oblige pas à une carrière musicale puisque, pour ceux qui n’auraient pas compris, Christine Angot est devenue écrivaine, autrice ou auteure, au choix des passionnés de langue évolutive et contemporaine, et, accessoirement, membre de l’Académie Goncourt..

La musique, c’est un texte »

Christine Angot parle musique à l'Opéra de Tours)
Christine Angot, entre le rythme des mots et celui des notes. (Photo DR Bouchra Jarrar/Flammarion)

Christine Angot aime parler de la musique. Comme dans cet entretien à France-Musique que nous avons écouté et dont nous extrayons plein de jolies choses. Bombardée marraine de la saison 2024/2025 de l’Opéra de Tours, elle s’y installera, dans le foyer, pour bavarder avec le directeur de l’endroit, Christian Campellone, chef d’orchestre de son état, le 18 novembre 2024.

Un événement original et sans aucun doute passionnant, qui intègrera une composition réalisée à partir d’un texte de la marraine, imaginée par la pensionnaire de l’année, compositrice en résidence, Tatiana Probst. Nous y reviendrons.

L’occasion de découvrir (ou de confirmer) que littérature et musique ont des points communs, ne serait-ce que le rythme. D’apprendre que Christine Angot, si elle n’apprécie pas de s’embarquer avec la Pacific 231 d’Honegger, trop imagée pour elle (« La musique c’est un texte, pas une image. Ça nous parle. Ça nous dit quelque chose. Pas en mots, mais ça nous dit quelque chose qu’on entend, qu’on comprend et qu’on reçoit.»), est sensible au jazz, cette voix humaine sans les mots : « Le jazz m’intéresse car c’est une sorte de texte dans lequel les mots ne sont pas formés. C’est le souffle humain. » (France-Musique)

Voix, clavier, partition

Ce n’est pas du jazz que l’on entendra ce jour-là mais une création contemporaine pour voix et piano, inspirée par un texte de l’autrice et signée Tatiana Probst, jeune femme talentueuse qui mêle chant (elle est soprano), interprétation (elle a été premier prix de piano) et composition. Elle aussi sait parler de la musique puisqu’elle a monté, avec sa sœur Barbara, un spectacle intitulé…Des notes et des mots. Pour la petite, et belle, histoire, soulignons que Tatiana Probst fait partie d’un famille où se bousculent les grands noms, à commencer par celui de sa grand-mère, Gisèle Casadesus et, en toute logique généalogique, que son oncle est le chef Jean-Claude Casadesus. Oui, celui qui est passé par Tours, notamment pour fêter la Nouvelle année, entre autres.

Christine Angot parle musique à l'Opéra de Tours
Tatiana Probst compose et interprète une œuvre inspirée par un texte de Christine Angot. (Photo DR Capucine de Chocqueuse)

Compositrice dès l’âge de neuf ans (!), Tatiana Probst n’arrêtera jamais d’écrire, même pendant ses études de chant au Conservatoire de Paris. C’est ainsi qu’on entendra son travail à l’Abbaye de Fontevraud (un hommage à Dutilleux) ou à la salle Gaveau. Inutile de dire qu’elle est la première à interpréter la partie vocale de beaucoup de ses pièces.

Ce sera peut-être le cas dans le foyer de l’Opéra de Tours. Mais, cette fois, ce sera une œuvre à deux voix, celle de Christine Angot étant là pour le texte.

Le lundi 18 novembre 2024 à 20 heures

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