« Un animal, des animots » au Muséum de Tours
Des histoires pas très naturelles

Un peu de Balzac, pas mal d’animaux, un brin d’humour, c’est Un animal, des animots, la nouvelle exposition d’un des musées les plus sympathiques de Tours, le Muséum d’histoire naturelle.

Un animal, des animots au Muséeum d'Histoire naturelle de Tours
Préparatifs de l’exposition « Un animal, des animots » au Muséum d’Histoire naturelle de Tours (photo page Facebook du Muséum)

Pas frimeur pour deux sous, discret dans ses murs du 3, rue du Président Merville (à l’entrée du Vieux Tours), le Muséum d’histoire naturelle de Tours et sans aucun doute l’un des plus sympathiques de la ville.

Modeste dans ses dimensions, géant dans ses ambitions, pourrait-on dire si la formule ne sonnait pas un peu pompeuse. Mais c’est vrai qu’à côté de ses collections permanentes, le musée vous aligne des expos temporaires magiques dont le sérieux scientifique cohabite allègrement avec l’humour. Un mariage idéal pour éviter aux parents de bailler devant les niaiseries prétendument adaptées à leur progéniture et aux enfants de grogner devant des vitrines absconses.

Des crottes et des fourmis

Démonstration par quelques intitulés d’expos récentes : Pourquoi j’ai mangé mon chien ? et Crottes alors ! Pas de quoi faire réagir les végans avec la première ni offusquer les réfractaires à la scatologie dans la seconde. L’une évoque la manière de se nourrir à travers la préhistoire quand l’autre navigue entre crottins et bouses pour découvrir, par exemple, que ces drôles de choses malodorantes peuvent être utiles et… parlantes.

On a aussi une notion du volume à géométrie variable au musée. Le porche de la rue du Président Merville a vu passer mammouths, ours et autres gorilles. Mais il a aussi reçu des fourmis, invitées de la dernière exposition en date (dont les traces resteront dans des vivariums permanents). Un franc succès, pendant deux ans.

À partir du 6 avril 2019 et jusqu’au 6 mars 2020, ce sont les « animots » qui occuperont les lieux. Un néologisme qui évoque évidemment l’exploitation de l’animal par l’homme, en littérature, peinture et autres vidéos. L’occasion de se rappeler que l’on fait de l’anthropomorphisme sans le savoir en allant voir certains dessins animés.

On connaît les fables d’Ésope (exploitées par la Fontaine), on a vu les productions de Walt Disney, on a lu Alice au pays des Merveilles et fréquenté Peggy la cochonne, mais il sera intéressant – en famille, toujours – de lire les Scènes de la vie privée et publique des animaux de Balzac ou de voir les peintures des grands maîtres qui ne se sont pas privés d’exploiter le principe. Le tout mis en scène de manière spectaculaire et attractive.

Il ne restera plus ensuite qu’à rentrer raconter tout ça à son perroquet…

Muséum d’Histoire naturelle, 3, rue du Président Merville à Tours, ouvert tous les jours sauf le lundi, du 6 avril 2019 au 6 mars 2020.

Pour en savoir plus, c’est ICI