Sting, de Kaamelott
à Chambord en juin 2022 !

Dernière mise à jour le 25 juillet 2021

STING VISITERA CHAMBORD EN 2022

L’interdiction des festivals
ayant eu de lourdes conséquences dans la région Centre,
la venue de Sting au Château de Chambord, sans doute l’événement culturel le plus important de l’été 2020, a dû être reportée une première fois à l’été 2021.

Malheureusement, les efforts du producteur, AZ Prod, n’ont pas été payés de retour. Compte-tenu de l’évolution de la situation sanitaire,
l’événement a donc été de nouveau repoussé, cette fois au mardi 28 juin 2022.

Une nouvelle attente pour un spectacle qui s’annonce exceptionnel…
et affichait complet quelques jours à peine après son annonce.

Les billets pris pour le concert de 2020, puis de 2021, restent valables.
Pour les remboursements,
les possesseurs de billets doivent s’adresser aux lieux de vente.

C’est l’une des plus grandes stars du rock mondial. Sting, l’ancien de The Police, chantera dans l’incroyable décor du château de Chambord le mardi 28 juin 2022 (au lieu du 1er juillet 2021). Exceptionnel …et complet en quelques heures !

Il fallait s’appeler AZ-Prod pour imaginer que le château de Chambord, 500 ans aux prunes, puisse tailler des croupières au Stade de France, un gamin à peine majeur. Il fallait aussi oser accepter l’idée de Julien Lavergne (le boss d’AZ-Prod, société tourangelle) et c’est tout le mérite du directeur général du château (propriété de l’État), Jean d’Haussonville, d’avoir compris que la maison de campagne de François 1er pouvait être un joli décor pour un concert de rock.

Pour être honnête, l’électro avait ouvert la route au printemps 2019. D’accord, Sting ne s’installera pas sur le fameux escalier « à double-vis » du sieur Léonard mais il utilisera le bâtiment comme fond de scène. Il y a pire. Ça va le changer de Las Vegas, même s’il a déjà chanté dans les arènes de Nîmes ou de Vienne…

Un rockeur des familles

Sting à Chambord
Sting à Chambord, c’est signé…

En face, on ouvrira la pelouse (pas le jardin à la française, tout de même…) à 20 000 personnes, si le plein est fait, ce qui devrait être le cas. À l’heure où nous écrivons (novembre 2019, juste avant l’ouverture des locations), Sting ne prévoit que deux concerts en France, celui de Chambord et Nancy. Chapeau AZ-Prod, qui a bossé deux ans pour y arriver ! « Sting avait cette image à la fois classe, populaire et multigénérationnelle pour coller à un tel événement à Chambord  » dit Julien Lavergne. (La République du Centre). On pourra venir en famille au concert après avoir visité le château l’après-midi. Pas mal vu.

Sting à Chambord
Jour de retrouvailles pour The Police au Whisky à Go Go de New-York en 2007. (Photo DR)

On aura donc droit à une descente de Police sur Chambord, ou plutôt de ce qui en reste puisque le groupe s’est séparé il y a pas mal d’années si l’on excepte la délirante « tournée » en trois dates qu’il fit pour Amnesty en 1986. Un groupe né dans la douleur à Londres et qui ne décollera qu’avec Roxane en 1978, censuré en Grande-Bretagne mais plébiscité aux États-Unis. Un groupe anglais mais initié et baptisé par un Américain, Stewart Copeland, qui ne choisit pas le nom The Police en fonction du sien mais, dit-on, du métier de son père, membre de la CIA. On a les contestations adolescentes qu’on peut.

L’instit’ ne connaît pas le solfège…

Aujourd’hui, reste un seul surnom, celui de Sting, désigné ainsi (« la piqûre » ou « le dard », on vous laisse choisir…) après avoir porté un T-shirt rayé noir et jaune qui le faisait ressembler à une guêpe durant sa période de bassiste jazzy, juste avant son virage vers le pop-rock-punk, années soixante-dix obligent.

Sting à Chambord
Sting a commencé sur une guitare, sans connaître le solfège. Depuis, il a appris et il est passé à la basse… (Photo DW/Sting.com)

Fils d’un ouvrier reconverti en livreur de lait, Gordon Matthew Thomas Sumner découvrit la musique sur une guitare oubliée dans la maison. Il n’apprendra le solfège que bien plus tard et sera un bassiste brillant et un chanteur estimé de divers groupes à géométrie variable (comme Last Exit, où Copeland le découvrit) avant de trouver ses marques avec The Police, non sans être passé – brièvement – par le tableau noir de l’instituteur !

Le mélange rock-punk et jazz fusion fut une réussite et le groupe devint l’un des plus appréciés au monde, en concurrence directe avec les Stones. Jusqu’au 7 août 1983 au Shea Stadium de New York, lorsque Sting pensa que The Police ne ferait jamais mieux et qu’il était temps d’arrêter.

En attendant de retrouver Sting à Chambord, une petite visite chez lui ne fera pas de mal…

Commence alors une carrière solo qu’il continuera à Chambord. Difficile parfois, notamment lorsque la perte de ses parents bloque son inspiration. Il la retrouve en se retournant vers les musiques de sa jeunesse et ce sera The Soul cages en 1991 qui lui vaudra un Grammy Award.

Les succès vont ensuite d’enchaîner et la carrière solo de Sting va se croiser avec ses engagements en faveur de la nature (on le voit avec le chef Raoni), la paix (Russians dénonce la guerre froide) ou le dérèglement du climat (One fine day). « Je parle aux citoyens du monde. Pas comme une rock star mais comme un mari, un père, un grand-père » dit-il (La Dépêche).

Il sera également aux côtés de Bruce Springsteen, Tracy Chapman, Peter Gabriel et Youssou N’Dour pour une tournée d’Amnesty International. On se souvient qu’il est venu chanter au Bataclan lors de la réouverture après l’attentat.

HORSA, LE GRAND MÉCHANT STING

En attendant d’aller – enfin – voir et entendre Sting chez François 1er, il sera possible de le retrouver chez le roi Arthur, via Kaamelott, le film qu’Alexandre Astier a tiré de sa série télévisée. Sting, aussi bon comédien que chanteur, y joue le rôle du grand méchant Horsa, chef des Saxons de son état.

Kaamelott - Premier volet: Alexandre Astier explique le choix de Sting pour  le rôle d'Horsa - Actualités - Cinoche.com

Une apparition inattendue, aussi bien pour le public que pour l’auteur/réalisateur, bien heureux que la star ait accepté de coiffer le casque à pointes (façon de parler) dans un film dont il ignorait tout. Quoique parlant un peu français (sept ans à l’école, ce n’est pas suffisant pour décoder les jeux de mots et autres anachronismes délirants de la série en VO : «  Heureusement pour moi, Horsa ne parle pas très bien français. Il n’est pas non plus très intelligent, donc, j’étais parfait pour le rôle… » – Télérama), Sting a dû faire confiance à ses copains gaulois quand ils lui ont affirmé que Kaamelott valait le détour.

Ce n’est pas la première prestation de Sting au cinéma, même si aucun des films qu’il a tournés ne mérite vraiment d’accéder au panthéon du septième art, si l’on excepte ceux où il jouait son propre rôle : Resident Alien, Radioman, Zoolander ont peu de chance de truster les oscars… Il est possible que Kaamelott mérite mieux.

« Pourquoi Sting ? Parce que c’est un grand acteur, et un grand acteur britannique, c’est tout. À l’inverse, n’est-ce pas surprenant qu’un acteur aux choix de carrière si précis m’ait dit oui ? » dit Alexandre Astier (Télérama). Ce à quoi Sting répond : « C’est aussi une surprise qu’Alexandre m’ait choisi. Pour moi, l’essence de tout art est la surprise : je veux surprendre les gens.

Un effet « whaou » revendiqué par Astier mais qui n’a pas marché pour tout le monde. François Rollin (qui joue Loth d’Orcanie) avoue avoir travaillé avec un monsieur anglais sympathique… sans avoir reconnu Sting. On ne lui gardera pas sa place à Chambord.

Les chansons d’une vie

Sting à Chambord
À Hambourg, en 2017. (Photo Andrzej Strzelczyk)

Sting aura aussi signé quelques musiques de film (il a  été occasionnellement acteur) dont celle de Léon, de Luc Besson, avec Jean Reno et la jeune débutante Natalie Portman, où l’on entend le fameux Shape of My Heart. Autre événement marquant : Sting chantera pour les 92 ans de la reine Elizabeth. Déjà royal, le Sting. Il sera bien à Chambord…

La tournée annoncée sera un retour aux sources, ce qui ne devrait pas décevoir les fans. Intitulée Sting : My Songs, elle aura, selon l’Englishman in New York lui-même, le style « rollicking  » (traduction au choix : dingue, excitant, délirant, flamboyant, déjanté ou, pour reprendre la formule d’AZ-Prod, rock-ambolesque et survolté).

Elle aura aussi un goût de nostalgie puisqu’on y entendra les grands classiques « qui ont marqué sa vie » en solo ou avec The Police : « Ce sont les plus populaires, celles que les gens ont envie d’entendre. Et celles sur lesquelles ils vont vite déceler ce que l’on a pu apporter de différent. » (La Dépêche)

Sting à Chambord
En Tasmanie, un Sting barbu et contemplatif. (Photo DR)

Reste une inconnue d’importance : Sting sera-t-il barbu ou pas ? That’s the last question…

Mardi 28 juin 2022 au Château de Chambord (Loir-et-Cher)
Pour l’édition de 2020, le concert de Chambord était complet. Toutes les places ont été vendues en quelques heures. Reste à savoir si quelques-unes se libéreront d’ici 2022.
Pour le savoir, cliquez ICI (1).

(1) Les suggestions de réservations données par Entrée du public ne sont que des informations destinées à aider nos lecteurs en les dirigeant vers des points de vente susceptibles de fournir les places correspondant à l’article publié.
D’autres possibilités existent, évidemment.
Entrée du public n’effectue aucune vente de billets par lui-même. Pour toute information concernant les places réservées (modifications, annulations…) vous devez vous retourner vers le vendeur auprès duquel vous avez pris vos places.