Jérôme Commandeur
La douceur lui va si bien

Animateur, réalisateur, comédien et, évidemment, humoriste, Jérôme Commandeur met un peu de douceur dans son vinaigre. Qu’il dit.

Jérôme Commandeur comédien (photo d’accueil) et réalisateur (ci-dessus). Photos Unifrance.

Made in Dany Boon. Jérôme Commandeur avait peut-être démarré sa carrière avant de le rencontrer (Graine de stars, Rince ta baignoire, entre autres émissions culturelles, mais aussi pas mal de petits rôles au cinéma, comme dans Gaston Lagaffe), il avait peut-être écumé la scène du Café de la Gare avec Paulo Goude (peut-être sa meilleure période, à nos yeux et oreilles), mais c’est la rencontre avec le roi des Ch’tis qui l’aura propulsé en-dehors de la masse des intermittents du spectacle. Des petits rôles dans la trilogie nordiste (il aura même droit à Supercondriaque en prime), et Dany Boon qui devient le producteur de son one-man-show, c’est une jolie carte de baptême.

Cinéma en Ré

Depuis, Dany Boon n’a pas lâché Commandeur et quand celui-ci s’est lancé dans la réalisation, le producteur s’appelait… Boon Dany. C’était en 2016, le film s’appelle Ma famille t’adore déjà, et c’était plutôt rigolo. Pas de quoi casser trois pattes à une huître de l’Île de Ré, site du tournage, mais un humour pas méchant et un joli casting, avec Thierry Lhermitte, Marie-Anne Chazel ou Sabine Azéma, entre autres.

Toujours animateur sur Europe 1 et ailleurs, Jérôme Commandeur connaîtra son plus beau rôle, et probablement son plus beau scénario, en animant la cérémonie des César en 2017. Une bonne date puisque l’invité d’honneur s’appelait George Clooney. Jérôme s’en est bien sorti. C’est vrai qu’il avait quelques sérieux partenaires, dont Nathalie Baye et Marthe Villalonga, avec laquelle il parodiera La la Land dans un inattendu pas-de-deux.

Assouplissement

Sur scène et en solo, il présentera Jérôme Commandeur se fait discret en 2008, produit et mis en scène par… Dany Boon, dont il fera la première partie en 2009. Dix ans plus tard, c’est Tout en douceur qu’il propose, avec une affiche qui le montre dans un peignoir bleu, genre publicité pour Soupline. Il est peu probable que la recette soit efficace. Jérôme Commandeur, dans la foulée de la quasi-totalité de ses confrères du moment, a la dent dure. Tout le monde passe à la moulinette d’un humour sans beaucoup de concessions (même pour lui-même), avec imitations à la clef. Un spectacle « caustique, cynique et vachard » qui a convaincu Télérama : « D’une extrême drôlerie, l’arrivée sur scène (prétendument) ratée de Jérôme Commandeur annonce un spectacle durant lequel on a ri de la première à la dernière seconde. »

Le vocabulaire est plus recherché que chez beaucoup d’autres (il a commencé une licence de lettres… sans la finir), mais les plaisanteries n’ont pas peur de frôler le parquet. Lorsqu’il présente la touriste en vadrouille dans une calèche à Marrakech, c’est pour lui faire dire que « Ça pue ! C’est vrai que le pot d’échappement plus haut que dans une voiture… ». Bon, c’est vrai, on se marre mais on ne travaillera pas ses textes à l’agrégation de littérature…

Donc, c’est à un moment sans prétention que Jérôme Commandeur convie son public. Lequel pourra le rejoindre au Vinci à Tours le 13 mars. La calèche n’est pas obligatoire.

Mercredi 13 mars 2019 à 20H30 au Vinci de Tours.

Pour réserver à Tours, c’est ICI

Pour réserver sur toute la tournée, c’est LÀ.