Haroun revient !
Nouvelle date pour le comique « new look »

 

Photos DR

Et un de plus. Il pleut des comiques par les temps qui courent. Haroun fait partie de l’averse. Avec un look et un style différent. Et qui plaît : après avoir fait le plein fin 2018, Haroun sera de nouveau sur la scène de l’Espace Malraux le 22 novembre 2019.

Entre Internet et je Jamel Comedy Club, les comiques pleuvent sur nos scène et nos écrans. Pas toujours très drôles, rarement originaux, probablement pas éternels. C’est ainsi, c’est bien, parfois, et pas terrible, souvent.

Haroun est annoncé comme « différent » (c’est généralement la formule employée par les producteurs). Approche confirmée par pas mal de critiques, de ceux que l’on peut prendre au sérieux. Ils y voient un héritier de Gaspard Proust « moins désabusé, moins cynique que son aîné, préférant le sourire en coin au rictus un brin dédaigneux de Proust. » (Le Monde), un « gendre idéal » (là, c’est vrai, on ne fait pas dans l’originalité question métaphore…) avec des lunettes de banquier, un gars qui parle de tout (là non plus, ce n’est pas très original, c’est même devenu la règle) : « Loin des codes du genre, Haroun ose tout, parle racisme, politique, religion, écologie, simplement, sans méchanceté ni vulgarité. Un humoriste « conscient », aussi à l’aise au Jamel Comedy Club qu’en citant Céline ou Flaubert, qui préfère parler de l’humour comme d’une « arme de réflexion massive », en privilégiant le message plutôt que de faire « rire avec des choses creuses ». (Télérama)

Propulsé par YouTube

Après des études de commerce et de break-dance (!), un petit tour du monde et des cours d’improvisation, Haroun se lance sur toutes les scènes ouvertes de la capitale. Il fait la première partie du Comte de Bouderbala qu’il éclipse aux yeux de pas mal de spectateurs.

Depuis, sa reconnaissance s’installe gentiment. Poussée à la vitesse d’Internet par ses vidéos sur YouTube où il truque des interviews de personnalités (Voir ici).

« En bon élève, il dit se nourrir autant de Coluche que du Dictionnaire des idées reçues de Flaubert ou des Aphorismes de Schopenhauer. Son « rêve ultime » : écrire un livre. En attendant il tente de « philosopher » sur scène. « Je ne veux pas être dans le jugement mais intégrer le public à ma bêtise, à mes interrogations sur ce qui vaut la peine d’être vécu » dit Le Monde.

Un cours sur Schopenhauer à la sauce Coluche ? Pourquoi pas ?

Vendredi 22 novembre 2019, 20h30 à l’Espace Malraux

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